Foot Mercato : Tout d’abord Boubacar, quel bilan faîtes vous de votre saison ?

Boubacar Sanogo : Un bilan positif, vu que j’avais passé une saison
complète sans pouvoir jouer et m’entraîner correctement à Saint-Etienne.

FM : Votre arrivée à Cottbus devait vous permettre de vous relancer, le pari est-il à 100% réussi selon vous ?

BS : Oui, je trouve que je ne m’en suis pas mal sorti, car à une journée de la fin, j’ai joué 31 matches de championnat (manqué une journée pour un coup à la mâchoire et une autre car le coach m’a fait souffler) et marqué 15 buts. Même si on pense toujours qu’on aurait pu mieux faire.

FM : Était-ce simple de repartir de l’avant et de se remettre pleinement dans le football quand vous avez débarqué dans ce club ?

BS : Vous savez, rien n’est simple dans la vie, mais quand on a la volonté et de l’envie comme j’en ai toujours eu, on repart toujours de l’avant.

FM : On le sait, vous aviez signé là bas après avoir connu les pires problèmes à Saint-Etienne. Avez-vous tourné la page, ou la cicatrice est-elle encore là ?

BS : On ne peut pas tout oublier du jour au lendemain. Les choses se feront avec le temps.

FM : Avec le recul, comment expliquez-vous ce qui a pu se passer dans ce club, l’attitude de l’encadrement à votre égard ?

BS : Il n’y a qu’eux qui peuvent répondre à cette question.

FM : Vous avez réclamé 7,7 M€ au club. Où en est la procédure ?

BS : Cette affaire sera jugée le 23 septembre prochain, et comme je l’avais déjà dit, je fais confiance à la justice.

FM : Conservez-vous une certaine rancœur envers le club ?

BS : Pas de rancœur, mais je n’oublie pas. Ils ont quand même failli ruiner ma carrière, ils ont réussi à la freiner considérablement, mais je me relève doucement.

FM : Suivez-vous toujours le parcours de l’ASSE ? Que pensez-vous de leur saison, eux qui ont remporté la Coupe de la Ligue ?

BS : Pas particulièrement, mais vous savez que c’est un club qui compte en France, on ne peut donc échapper à son actualité. Ils font une bonne saison et je suis particulièrement heureux pour Loic Perrin car il le mérite.

FM : Le mercato approche. Votre objectif est-il de poursuivre à Cottbus, ou pourquoi pas de voir ailleurs ?

BS : Mon objectif est de bien finir la saison et d’avoir de vraies vacances, que je n’ai pas eues depuis 3 ans. Pour le mercato, on verra au moment opportun.

FM : Un retour en France est-il possible ou ce qui s’est passé vous a-t-il vacciné définitivement ?

BS : On ne sait jamais, mais ce sera très compliqué dans un futur proche, car ma famille s’est toujours bien sentie ici et moi dans ce championnat.

FM : Vous qui êtes en Allemagne, quel regard portez-vous sur le Bayern et le Borussia, finalistes de LdC ?

BS : Ce sont deux équipes portées vers l’attaque, comme toutes les équipes allemandes. Mais contrairement aux autres, plus solides défensivement, ce qui fait d’elles de véritables machines.

FM : Cette main mise du foot allemand sur la LdC cette saison est-elle un coup d’une année ou est-ce quelque chose qui va s’inscrire sur la durée selon vous ?

BS : Je ne dirai pas qu’il y aura une main mise sur chaque finale, même si le Bayern va jouer sa troisième en quatre ans, mais plutôt une constance d’au moins deux ou trois clubs parmi les huit meilleurs, comme l’étaient les équipes anglaises.

FM : On dit souvent que le championnat allemand est celui de l’avenir, le confirmez-vous ?

BS : Oui, car les clubs allemands sont solides financièrement et le championnat est très attrayant.

FM : Vous qui avez connu la Ligue 1, quelles sont les différences avec la Bundesliga ?

BS : Les stades, c’est le plus visible, et la philosophie, car ici on joue toujours pour la gagne.