Foot Mercato : Vous êtes arrivé à Evian-Thonon-Gaillard cet hiver. Comment vous sentez-vous dans ce club ?

Thomas Kahlenberg : Je m’y sens bien. J’ai enchaîné des matches, tout va bien pour l’équipe et pour moi. Je suis content, je suis venu ici pour avoir du temps de jeu et me montrer à nouveau, et je pense que pour l’instant ça va plutôt bien, et surtout de mieux en mieux. J’espère que ça continuera comme ça.

FM : Est-ce une bouffée d’oxygène d’avoir pu quitter Wolfsburg ?

TK : Oui. Ce n’est pas un secret, je n’allais pas avoir de temps de jeu à Wolfsburg. On m’avait mis avec l’équipe réserve sur la fin pour que je parte. J’ai eu l’occasion de rejoindre l’ETG, je suis content qu’ils m’aient montré de la confiance en me faisant venir. C’est maintenant à moi de montrer ce que je sais faire sur un terrain, de montrer que je reste un joueur avec des qualités. Je suis content d’enchaîner des matches et de prendre du plaisir.

FM : Ressentez-vous de l’amertume ou des regrets par rapport à votre parcours à Wolfsburg ?

TK : Non, pas du tout. C’était le choix de l’entraîneur M. Magath, c’est lui qui m’a mis là-bas. Je ne suis pas le premier, ni le dernier joueur qu’il va mettre là-bas. Après, c’est comme ça, je ne pouvais rien faire. J’ai passé cinq mois avec la réserve et j’ai toujours bossé. J’ai fait le maximum pour être prêt lorsque la possibilité de jouer me serait offerte. Ça s’est concrétisé en France, j’en suis content.

FM : Disposiez-vous d’autres contacts que l’ETG ?

TK : Avant, j’avais un autre contact. Mais au moment de discuter et signer avec Evian, je ne disposais pas d’autres offres concrètes. Ce n’était donc pas trop difficile de choisir, et heureusement on a pu se mettre d’accord. Comme c’était le temps d’un prêt, c’était important pour moi de rejoindre un club où je pouvais avoir du temps de jeu, et Evian m’a offert de grosses chances d’avoir du temps de jeu. Je connais bien la Ligue 1, la langue française, ce n’était donc pas trop difficile au niveau de l’adaptation. Et puis je connaissais aussi très bien Christian Poulsen, qui est un bon ami à moi. Il m’a dit de bonnes choses sur la vie quotidienne là-bas, je n’avais donc pas de souci.

FM : Le fait de pouvoir retrouver vos compatriotes Poulsen et Andersen a-t-il été un atout supplémentaire ?

TK : C’était un point positif, ça n’a que aider on va dire. Mais même s’il n’y avait pas eu d’autres compatriotes danois, j’aurais choisi Evian quand même. Ça n’a pas fait la différence, mais c’était un point positif. Pour ma famille, ma femme et mes deux enfants, c’était une bonne solution.

FM : Quel bilan faîtes-vous de vos matches avec l’ETG ?

TK : J’ai attendu un petit peu avant d’avoir ma chance. J’ai ensuite fait des entrées en jeu où ça se passait de mieux en mieux, et j’ai eu ma chance comme titulaire et depuis je joue. Ça s’est donc plutôt bien passé, l’équipe a eu de bons résultats, donc j’ai eu la chance de faire partie d’une équipe qui marche bien.

FM : Êtes-vous justement surpris de voir que le club tourne si bien en ce moment ?

TK : Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Mais c’est vrai que pour un promu, c’est quand même surprenant. On a sur le papier de bons joueurs, des joueurs d’expérience. On ne fait pas rêver pas notre jeu, on doit s’améliorer là-dessus. Mais on a l’expérience et l’efficacité. On a été costaud dans beaucoup de matches, c’est plus facile de bâtir là-dessus, c’est très important pour nous.

FM : Quelles sont vos ambitions pour cette fin de saison ?

TK : L’objectif, c’est le maintien. C’est bien parti, mais ce n’est pas fait encore. Ce qui m’intéresse, c’est qu’on prenne le plus de points possibles et qu’on joue le mieux possible. On joue en équipe, on sait que plus l’équipe joue bien plus on peut se montrer individuellement. En me montrant, j’aurai les cartes en main en fin de saison au moment de parler d’un nouveau contrat.

FM : Votre objectif est aussi l’Euro 2012. Avez-vous reçu un coup de fil du sélectionneur danois depuis votre arrivée à l’ETG ?

TK : Non, depuis que j’ai signé ici je ne l’ai pas eu au téléphone. Mais je sais que, pour lui, l’essentiel c’est que je joue régulièrement, et c’est ce que je fais. J’espère que ça continuera comme ça, pour que je puisse avoir de bonnes chances de faire partie de l’équipe nationale. Après, c’est à lui de décider et de faire l’équipe. Mais bien sûr que j’aimerais bien, que c’est un objectif.

FM : Vous aviez quitté la Ligue 1 en 2009. Trouvez-vous que le championnat a évolué depuis ?

TK : C’est difficile à dire. Je pense que ça reste pareil. Le championnat est peut-être encore plus serré que jamais, surtout dans la deuxième partie de tableau. C’est assez physique. C’est un peu pareil, rien ne me surprend vraiment. C’est toujours le même style, avec les mêmes entraîneurs et les mêmes joueurs en partie. J’aime ce championnat, j’aime bien la France.

FM : Quel regard portez-vous sur la situation de votre ancien club, Auxerre ?

TK : Ça fait mal de voir cette situation. C’est à eux de faire la différence pour se maintenir. L’ETG c’est maintenant mon club, mais je ne peux souhaiter que du bonheur et de la chance à Auxerre et j’espère qu’ils vont se sauver.

FM : Vous êtes donc à l’ETG le temps d’un prêt. Savez-vous si le club souhaiterait vous garder ?

TK : Ils m’ont fait comprendre que c’est positif. A priori, ils aimeraient me garder. Mais pour l’instant, comme le prêt n’a pas été fait avec une option d’achat, il va falloir parler. Je suis encore sous contrat avec Wolfsburg, c’est donc encore tôt. Mais d’un autre côté, plus tôt ce sera réglé, mieux ce sera. Je reste ouvert.

FM : Rester en Ligue 1, est-ce une possibilité qui vous plairait ?

TK : Bien sûr que ça pourrait être une possibilité. Mais il faut que des clubs soient intéressés. Ça dépend aussi de Wolfsburg. Mais bien sûr que le championnat de France m’intéresse.