Foot Mercato : Tout d’abord Tripy, comment allez-vous ?

Tripy Makonda : Et bien franchement, je vais super bien merci, grâce à Dieu.

FM : Vous êtes arrivé au Stade Brestois cet été. Comment vous sentez-vous au sein de ce club ?

TM : Je me sens très bien. J’ai eu une intégration assez facile, parce qu’il y a des jeunes et une bonne ambiance ici, c’est un club vraiment familial. Mon intégration s’est donc très bien passée.

FM : À titre personnel, quel bilan faîtes-vous de cette saison ?

TM : Et bien on va dire un bilan un peu moyen. C’est vrai que j’ai joué en début de saison, mais j’ai eu des occasions que je n’ai pas su saisir. Le dernier match que j’ai joué en championnat, c’était contre Ajaccio, et j’ai fait une petite erreur d’appréciation, de jeunesse, on peut appeler ça comme on veut (rires), mais je n’ai pas bien pris l’information. J’ai accusé le coup suite à ça, et je n’ai plus trop joué.

FM : Est-ce une situation difficile à gérer ?

TM : Sur le coup, oui, ça fait cogiter. Mais après, on fait l’impasse et on travaille à l’entraînement pour que le coach retrouve confiance. Mais tant que je joue au foot et que je prends du plaisir sur un terrain, ça va, c’est tout ce qui m’importe. Après, c’est par rapport au travail qu’on fournit qu’on est récompensé.

FM : Quelles seront donc vos ambitions pour cette fin de saison ?

TM : Je viens de reprendre, car j’ai eu une blessure au ligament interne du genou droit. J’ai repris la semaine dernière, on verra comment ça va se dérouler. J’espère retrouver mon niveau de jeu, ma condition physique. Après, par rapport aux entraînements que je ferai, le coach me fera jouer ou pas.

FM : Avez-vous déjà eu une discussion avec le coach au sujet de votre temps de jeu ?

TM : Non, pas de discussions avec le coach au sujet du temps de jeu. Il m’a surtout dit que c’est par rapport aux entraînements qu’il pourra me faire confiance en championnat.

FM : Brest est treizième du championnat, avec un total ahurissant de 14 matches nuls. Comment l’expliquez-vous ?

TM : C’est un record (rires) ! On a fait la plupart de ces matches nuls durant la phase aller. C’est un peu embêtant, car on aurait pu gagner beaucoup de matches. Mais ça reste quand même intéressant, nous sommes treizièmes et on va se battre pour se maintenir en Ligue 1.

FM : Vous avez pour l’heure six points d’avance sur le premier relégable. Le maintien est a priori en bonne voie...

TM : Espérons en tout cas que le maintien soit en bonne voie ! On va tout faire pour que ce soit le cas.

FM : Pour en revenir à votre parcours, vous avez été formé au Paris Saint-Germain. Quel bilan faîtes-vous de votre parcours dans le club de la capitale ?

TM : C’est une super expérience. Je suis de la région parisienne, c’est donc un honneur d’avoir pu jouer au Paris Saint-Germain, du centre de pré-formation jusqu’aux professionnels. Franchement, je n’en retire que des bons souvenirs. J’ai eu la chance de jouer avec Mamadou Sakho, qui est aujourd’hui capitaine du PSG et international français. Ce n’est que du plaisir, j’y ai laissé des amis avec qui je suis toujours en contact, des entraîneurs qui m’ont poussé jusqu’au bout de mes capacités. C’est une super expérience.

FM : Pourquoi avoir pris la décision de quitter le PSG ?

TM : C’est plus par rapport au temps de jeu. Je jouais moins au PSG, et j’avais vraiment envie de changer d’air, de voir autre chose, de voir comment ça se passait ailleurs, de me battre. J’avais besoin, plus que d’un autre challenge, de changer d’air.

FM : Si votre choix s’est posé sur le Stade Brestois, disposiez-vous d’autres contacts ?

TM : Oui, je disposais de quelques contacts, mais vraiment moindres. J’avais envie de rester en Ligue 1. Le Stade Brestois s’était présenté depuis un certain temps. Ça s’est fait petit à petit au gré de mes discussions avec le directeur sportif Corentin Martins.

FM : Quel regard portez-vous sur ce PSG qui dispose maintenant de millions à foison ?

TM : Comment dire (rires)... Je pense que le PSG d’aujourd’hui, c’est celui que tout le monde attendait dans le foot européen, et surtout en France. Le PSG, c’est le club de la capitale, et il se doit d’être européen. Au PSG de bien se servir de cet argent, en accrochant la Ligue des Champions dès cette saison et pourquoi pas le titre.

FM : Certains supporters disent que le PSG a vendu son âme. Vous, en tant que natif de la région parisienne, qu’en pensez-vous ?

TM : Vendre son âme, je ne dirais pas ça. Mais c’est vrai que ça peut choquer certaines personnes de voir que le club a été racheté par des gens qui ont beaucoup d’argent. Pour le moment, ils sont parmi les premiers du championnat donc ça donne raison aux investisseurs. Ça permet d’avoir un objectif précis, qui est de se qualifier pour la Ligue des Champions et gagner le championnat. Mais c’est un projet sur la durée, il faut gagner chaque saison. C’est un travail au quotidien, et j’espère que ça va aboutir.

FM : Comme vous l’avez dit, vous avez laissé des amis là-bas. Que savez-vous des états d’âme de certains joueurs ? Ceara avait par exemple poussé un coup de gueule, expliquant que certains anciens piliers du club étaient mis à l’écart, alors qu’ils étaient là dans les moments difficiles...

TM : C’est sûr que quand de nouveaux dirigeants arrivent, ça renouvelle tout, on repart à zéro. Pour Ceara, c’est vrai que c’est dommage, c’est un joueur rigoureux, très professionnel. J’espère pour lui que sa situation s’améliorera. Après, c’est normal de voir que les nouveaux propriétaires aient envie d’investir sur des joueurs d’avenir.

FM : Carlo Ancelotti est désormais au poste d’entraîneur. Auriez-vous aimé travailler sous ses ordres ?

TM : Oui, c’est sûr. Tout joueur aimerait être sous les ordres d’un grand entraîneur comme Carlo Ancelotti. Mais après, je ne sais pas vraiment si j’aurais aimé rester. J’aurais sans doute eu une discussion pour voir ce qui aurait pu se passer. Mais en tout cas, je ne regrette pas mon choix d’avoir rejoint le Stade Brestois.

FM : Vous parliez de Mamadou Sakho. Quel avenir lui prédisez-vous ?

TM : Je lui prédis un grand avenir, mais c’est à lui d’être fort dans la tête. Dans le football, c’est surtout ça qui compte. Il faut travailler au quotidien pour montrer qu’il a les capacités pour s’imposer au plus haut niveau.

FM : Vous avez 22 ans, et connaissez ici votre première expérience hors du PSG. Avez-vous déjà un plan de carrière bien défini ?

TM : Mon avenir, je le vois au jour le jour. Moi, je joue au foot, je prends du plaisir que ce soit à l’entraînement ou quand je joue avec la réserve ou même les pros. Après, ce sont mes performances qui feront que ma carrière pourra décoller ou non.

FM : Malgré tout, des championnats vous font-ils rêver ?

TM : C’est vrai que, depuis quelques années, la Bundesliga m’attire quand même pas mal. Mais après, l’Angleterre reste le championnat que je préfère.