L’Olympique Lyonnais l’attend avec une grande impatience. Après avoir enfin obtenu tous les feux verts nécessaires, les dirigeants rhodaniens rêvent déjà du moment où le Stade des Lumières (ou Grand Stade) et son complexe dernier cri sortiront de terre. Un projet qui a coûté 400 M€, mais qui est censé permettre à l’OL de redevenir une place forte du football européen grâce à des revenus annuels conséquents (70 M€/an ). Interrogé par France Football, Jean-Michel Aulas n’a d’ailleurs pas hésité à vanter les mérites de son futur bijou qui aura également un impact dans le cadre du fair-play financier.

« Oui, le fair-play financier insiste sur le fait que les dépenses liées à la construction d’un stade ou d’un centre de formation sont déductibles de l’analyse des comptes. Tout concourt à ce que l’on revienne à une règle concurrentielle légitime. Pour moi, on est dans une forme de concurrence déloyale quand un club résident utilise à des fins privilégiées des infrastructures ayant fait l’objet de financements garantis par les collectivités. Ce qui est le cas du PPP (partenariat public privé). » Fier d’avoir financé le stade à partir de moyens privés, JMA espère rentabiliser son investissement à moyen terme, comme l’ont fait Arsenal ou le Bayern Munich. « On a fait un plan de financement qui permet d’imaginer que l’on va pouvoir rembourser une partie de la dette à vingt ans. Mais peut-être même avant. (…) Un stade privé ayant un club résident et des activités complémentaires, comme c’est le cas du nôtre, peut se rentabiliser sur une période de quinze à vingt ans. » Optimiste, le patron des Gones l’est aussi pour ce qui est de la question du naming.

De gros revenus espérés

Alors que l’OM peine à conclure celui de son nouveau Vélodrome, l’OL pourrait rencontrer nettement moins de difficultés et encaisser ainsi un plus gros chèque. La raison ? « Le PPP sert à financer à des taux très élevés un ouvrage qui appartient à des collectivités territoriales. Elles ont donc beaucoup de difficultés à abandonner le nom du stade à un tiers, car cela fait partie du patrimoine de la ville. Le contrainte n’est pas la même dans le cadre d’un financement privé. A Décines, le terrain appartient à l’OL et il n’y a pas de construction historique sur ce site. On est donc libres d’élaborer avec un grand partenaire mondial une vraie stratégie de communication. Toutes les analyses en notre possession le démontrent, la question du naming est beaucoup moins difficile à régler quand on est dans le cadre d’une propriété privée », explique Aulas.

L’arrivée du Grand Stade suscite donc de grands espoirs chez des Gones sans doute désireux d’en finir avec cette période de vache maigre sur le plan financier. « On a choisi d’investir non pas dans les joueurs mais dans la fabrication de joueurs ainsi que dans une infrastructure immobilière. Dans les quarante prochaines années, elle va nous assurer des revenus récurrents. On a investi 400 M€ dans notre stade, dont 150 M€ de fonds propres. Aucun club ne l’a fait. » Il ne reste donc plus qu’à l’OL à se maintenir dans le haut du panier avant de jouir enfin des retombées économiques de son Stade des lumières qui s’annoncent juteuses selon JMA.