Avant que le Paris SG ne décroche la Coupe de France, la semaine passée, contre l’Olympique de Marseille (4-2), le Stade de France avait vu l’AS Monaco et le RC Lens se disputer la Coupe Gambardella. Et c’est le club du Rocher qui s’est adjugé le trophée, en l’emportant largement (3-0). Loïc Badiashile, gardien de l’équipe monégasque, nous raconte les coulisses de cette victoire. « Au début, c’était tranquille. Une fois à l’échauffement, sur la pelouse, avec le stade, on a ressenti énormément de pression. Quand le match commence, sur les premières minutes, la pression part et tout s’envole au premier arrêt. On ne réalise pas vraiment ce qu’on vient de faire, mais c’est très bien d’avoir gagné la Gambardella, le premier trophée pour nous tous, c’est toujours bien de gagner des titres », a-t-il lancé, impressionné par le SdF. « Avant même le match, ce n’est pas l’enjeu qui t’impressionne, c’est le stade. Le fait qu’il y ait autant de monde, autant de bruit... C’est incroyable, c’est magique ».

Ce titre vient conclure une saison riche pour le jeune portier, qui a signé son premier contrat professionnel, a connu le groupe professionnel à l’entraînement, la réserve en CFA et le championnat U19. « Personnellement, c’est une saison qui m’a permis d’engranger de l’expérience, notamment sur certaines choses à corriger en match, sur mon comportement. Ça m’a permis de grandir, de prendre de la maturité afin de mieux gérer la pression. J’ai pu progresser au contact des pros. C’était une belle année d’apprentissage », a-t-il expliqué avant de nous dévoiler ses plans pour son avenir. « Je vais attendre de voir ce que le club compte faire de moi. Je pense que la meilleure chose est de continuer à grandir à Monaco. 18 ans, c’est jeune pour partir, surtout pour un gardien de but. J’ai le temps. Le mieux, ce serait de faire encore une année, de continuer à engranger de l’expérience en côtoyant les pros et, pourquoi pas, jouer avec l’équipe première, ce qui reste ma priorité. Après, on verra », a-t-il glissé, ambitieux et déterminé. « Ce serait presque un échec de partir sans avoir joué avec l’équipe première. Quand on signe dans un club, c’est pour jouer avec l’équipe première. C’est bien de faire la formation, mais, ensuite, il faut passer le palier le plus dur, jouer avec les professionnels et c’est mon objectif », a-t-il assuré.

Arrivé en Principauté à 15 ans, il souhaite donc tout tenter pour s’imposer doucement mais sûrement en équipe première avec son club formateur. « Je pense que je peux faire partie des trois gardiens du groupe professionnel la saison prochaine. J’ai les qualités pour rester dans le groupe professionnel et je vais tout faire pour grappiller des places au fur et à mesure », a lâché celui qui est passé par le pôle espoir de Châteauroux avant de rejoindre l’ASM. Admirateur de Marc-André ter Stegen, portier de l’un de ses clubs préférés, le FC Barcelone, il s’en inspire pour continuer à grandir. « Il a un style que j’aime beaucoup, le prototype du gardien moderne, il est bon au pied et aide l’équipe. C’est comme ça que je vois le poste », a-t-il lancé, lui l’habitué de l’équipe de France U18 (4 sélections). « La sélection, c’est une fierté. La saison en Bleu a été bonne, j’ai été de beaucoup de rassemblements. C’est un honneur. C’est toujours particulier de jouer pour son pays. J’espère que ça va continuer et que je pourrai continuer avec les U19 et faire le chemin jusqu’au A », a-t-il espéré. Qu’on se le dise, la Gambardella, aussi belle soit-elle, n’est qu’une étape sur le parcours de l’ambitieux et prometteur Loïc Badiashile.