Réputé pour avoir été durant de nombreuses années le meilleur centre de formation français, le Stade Rennais regorge de talents. Wesley Saïd en fait partie. Âgé de 18 ans, cet attaquant au petit gabarit (1,74m, 67 kg) arrivé en Bretagne en 2006 alors qu’il n’avait que 11 ans gravit les échelons à vitesse grand V. International U16 et U17 (11 sélections, 9 buts chez les U16, 8 sélections, 2 buts avec les U17) et passé professionnel en janvier 2013 sans même avoir été stagiaire, cet enfant de la région parisienne, lié aux Rouge-et-Noir jusqu’en 2016, vit une ascension fulgurante.

Rencontré à l’Adidas Store des Champs-Élysées lors de la présentation du Virtual Footwear Wall, Saïd a fait les présentations. « Wesley Saïd, 18 ans. Je joue au poste d’attaquant. Ça fait sept ans que je suis arrivé au club. Mes qualités premières sont la vitesse et la technique. » Convoqué pour la première fois dans le groupe pro à domicile le 5 mai dernier, ce Rennais d’adoption déborde d’ambitions, et ce, même s’il n’a toujours pas disputé la moindre minute en Ligue 1.

« Je suis content, c’est une bonne chose. C’est ce dont je rêvais étant petit. Il faut que je m’accroche pour avoir des minutes durant les matches. Mes objectifs sont d’intégrer le groupe pro et d’essayer de l’imposer la saison prochaine si c’est possible. » S’imposer en espérant que son nouvel entraîneur, Philippe Montanier, lui accordera un temps de jeu supérieur à celui qu’il avait sous l’ère Frédéric Antonetti, un coach qu’il respecte, mais dont le départ n’a pas été mal vécu. « Regretter, je ne sais pas. En tout cas, il a fait des choix et je les respecte. Après je pense qu’il y avait de la place de faire jouer les jeunes, entre les blessés et les suspendus. Après, il ne l’a pas fait, mais on le respecte. »

Ambitieux, Saïd travaille sans relâche pour atteindre son but : percer en Ligue 1. Et pour ce faire, l’attaquant de la CFA2 rennaise (6 buts en 16 matches en 2012/2013) peut compter sur le buteur vedette du club, Mevlut Erding. « À l’entraînement, il m’explique beaucoup de choses, il essaie de m’épauler au maximum, il me donne des conseils. Je sais que Mev’ a connu des conditions difficiles. Là il a réussi à revenir un petit peu. J’apprends au fur et à mesure des entraînements. » Habitué à s’appuyer sur les jeunes, Philippe Montanier sait en tout cas qu’il pourra compter sur un renfort interne très motivé.