L’Olympique Lyonnais a régné en maître sur le football français dans les années 2000, faisant une razzia sur tous les titres de champion de France entre 2002 et 2008. Un exploit inédit et sans doute inégalable pour un bon bout de temps, qui a permis aux Gones de s’inscrire comme étant l’une des écuries phares de la scène hexagonale et européenne. Mais il serait réducteur de résumer l’histoire de ce club fondé en 1950 à cette période. Les pensionnaires du Stade de Gerland ont écrit de belles pages par le passé, même si l’arrivée de Jean-Michel Aulas en 1987 a permis aux Rhodaniens de passer dans une nouvelle dimension. Supporter de l’OL depuis toujours et animateur phare de la chaîne OLTV avec son émission OL System, Barth a vécu de très près la montée en puissance des Gones. Contacté par nos soins, le présentateur évoque dans un premier temps son métier :

« Mon métier, c’est de mettre en valeur le club. On a fait près de 2000 émissions OL System, donc bien sûr que quand tu gagnes au Parc, l’émission est plus simple. Jeudi, on a fait une émission après avoir perdu 3-0 à Toulouse, c’était plus compliqué. Mais c’est comme dans tous les métiers, il y a des jours où c’est plus simple que d’autres, mais ce n’est pas la mine non plus. La relation avec les joueurs est simple, parce qu’ils savent très bien que je suis supporter de l’OL avant d’être animateur d’OL System, que j’aime le club plus que tout. Même si j’ai la quarantaine maintenant, je regarde les joueurs comme quand j’ai commencé à m’intéresser au foot et à l’OL. C’est toujours très fort de les croiser, de leur parler. Quand l’OL marque, je suis debout sur mon canapé (rires), et quand on perd et bien je suis triste. Après, quant t’es passionné, tu as tendance à tout noircir quand ça va mal, et à voir tout en rose quand tout va bien. Il faut trouver le juste milieu, et laisser de côté la passion pour le club, même si j’y arrive très mal je pense (rires) ».

À la tête de ce talk-show quotidien qu’est OL System, l’animateur se souvient des moments phares, heureux ou non, qui ont marqué son émission : « Mon meilleur moment, c’était les adieux de Claudio Caçapa en 2007. Lorsqu’il a dit au revoir au club, il est venu en plateau nous signaler dans OL System que l’aventure avec l’Olympique Lyonnais était terminée. Il y a eu beaucoup d’émotions, il était au bord des larmes. C’était un moment fort, j’aime beaucoup ce joueur et c’était un grand moment de télé. Il y a aussi eu un énorme fou rire avec Florian Maurice quand il était encore consultant pour OLTV, ça restera un moment marquant de l’émission selon moi. Et le pire moment... Et bien cette année, la défaite à Nicosie dans des conditions horribles, je l’ai mal vécue ». Car il faut le dire, Barth est un supporter devant l’Éternel, lui qui a notamment été l’un des fondateurs des Bad Gones, le célèbre groupe de supporters lyonnais :

« On était un groupe de copains, on était un noyau dur de supportes. On faisait tous les déplacements, on vivait l’OL au quotidien. On a monté les Bad Gones comme ça, dans un bar du 7ème arrondissement. Ça s’est fait assez naturellement, on n’était pas du tout structuré, c’était une pantalonnade. Quand je vois ce que c’est devenu, je leur tire mon chapeau. Je trouve qu’on a un bon public, certes exigeant. Mais quand je vois tous les débordements qu’il peut y avoir de-ci de-là, notamment sur les questions raciales, je trouve qu’à Lyon on a la chance d’avoir des supporters plutôt connaisseurs et pudiques, comme la ville. Ce qui s’est passé avec Puel, avec les banderoles, on en a parlé car c’est allé trop loin alors que ce n’est que du foot, mais ça existe de partout. Quand le spectacle à Gerland n’est pas digne de ce nom, on va taper sur l’entraîneur, c’est comme ça dans tous les clubs du monde. Et si j’avais un mot à adresser à tous les supporters de l’OL qui sont sur Foot Mercato, je leur dirais que l’Olympique Lyonnais est une formidable raison d’être heureux ». Difficile de faire meilleure conclusion !