Depuis maintenant près de 3 ans, l’Olympique Lyonnais ne parvient plus à remporter le titre de champion de France. Une éternité pour un club qui a enchaîné 7 sacres de rang entre 2002 et 2008. Mais qu’à cela ne tienne, si les Gones ne sont plus dominateurs dans le milieu professionnel, leur centre de formation continue de se montrer plus que performant. En effet, le club cher au président Jean-Michel Aulas a remporté le titre de champion de France des réserves lors des deux dernières années. Preuve que la formation à la lyonnaise continue de briller. Et si des joueurs tels que Maxime Gonalons, Jérémy Pied, Alexandre Lacazette, Clément Grenier ou bien encore Timothée Kolodziejczak commencent peu à peu à se faire un nom, d’autres pépites ne demandent qu’à éclore avec la réserve.

Parmi ces étoiles montantes, Rachid Ghezzal figure en bonne position. Contacté par nos soins, le jeune mais non moins talentueux milieu offensif nous raconte son parcours : « Je fais du foot depuis l’âge de 6 ans. J’ai débuté à Vaulx-en-Velin, ma ville natale. Et puis j’ai été détecté par le grand club de la région, c’est à dire l’Olympique Lyonnais, à l’âge de 12-13 ans. Tout se passe bien pour l’instant. Je suis un joueur qui aime provoquer, qui aime rentrer percuter les défenses. J’aime bien des joueurs comme Eden Hazard ou Hatem Ben Arfa. En début de saison, j’ai signé un contrat élite pour 5 années avec le club. J’ai eu une opération de la hanche qui m’a tenu éloigné quelques mois. Mais là ça va, je rejoue. J’espère avoir du temps de jeu pour la fin de saison, être décisif et marquer des buts ». Mais au-delà du groupe CFA, le natif de Vaulx-en-Velin peut logiquement prétendre à plus ou moins long terme à une place au sein du groupe professionnel. Un groupe qu’il a d’ores et déjà côtoyé :

« C’était en tout début de saison, avant ma blessure. Le coach m’avait pris dans son groupe pour le match de préparation face au Sporting Lisbonne. J’avais fait quelques entraînements avec eux, c’était plutôt pas mal. Il me reste encore beaucoup de travail, mais je suis sur la bonne voie pour l’instant. Je travaille beaucoup à l’entraînement pour avoir le niveau et pour intégrer le groupe pro. L’Olympique Lyonnais, c’est l’une des plus grosses écuries françaises, qui représente le mieux la France en Ligue des Champions. Il y a ici des gros joueurs de niveau européen donc c’est difficile pour nous les jeunes d’intégrer le groupe pro. Même chez les jeunes, il y a un bon niveau et la concurrence est rude. Mais il faut s’accrocher. Pour l’instant, ça se passe bien avec l’Olympique Lyonnais. Il n’y a aucune raison d’aller voir quelque chose d’autre. Ça fait plaisir de savoir que le président et le coach comptent sur la formation. C’est une grosse preuve de reconnaissance. À nous de leur prouver qu’ils ont raison ».

Reste à savoir jusqu’où le mènera cet avenir doré. Si son talent est certain, lui permettra-t-il d’atteindre le niveau international ? Et si oui, à l’heure du débat autour des bi-nationaux, quelle sélection choisira le joueur d’origine algérienne ? En tout cas, le milieu de terrain de 19 ans peut compter sur les conseils de son footballeur de frère Abdelkader Ghezzal : « Il a eu un parcours assez atypique. Pour tout ce qui est mental et force morale, c’est un très bon atout pour moi. Quand ça va moins bien, j’arrive à l’avoir au téléphone et il sait quoi me dire. Il me dit surtout de ne pas me prendre la tête sur des détails qui n’en valent pas la peine, de travailler à l’entraînement car tout passe par là. Je m’inspire beaucoup de lui, je suis beaucoup ses conseils. La polémique autour des quotas ? J’ai été choqué par les propos, c’est un peu normal. Mais bon, je préfère ne pas trop m’occuper de ce qui se passe et j’essaye de bien travailler dans mon club pour être professionnel. La question de l’équipe de France ou de l’équipe d’Algérie, on verra ça plus tard. On n’en est pas là pour le moment. Ce n’est pas du tout ma priorité. Je n’ai pas encore prouvé grand chose dans le milieu professionnel. Je pense d’abord à ma carrière en club, la sélection viendra après ». En d’autres termes, chaque chose en son temps.