Leo Dubois et Martin Terrier se sont d’ores et déjà engagés avec l’Olympique Lyonnais. C’est une nouvelle preuve du savoir faire de l’OL lors des marchés qu’ils soient hivernaux ou estivaux. Lors d’une conférence téléphonique ce mercredi matin, concernant les résultats financiers d’OL Group ; Jean-Michel Aulas, le président de l’OL, s’est exprimé sur la méthode lyonnaise sur les mercatos et sur l’obligation des ventes :« elle n’est pas obligatoire (la vente en cas d’absence de LdC, ndlr) puisqu’on a des niveaux de performances hauts. Comme on souhaite véritablement avoir une récurrence de résultats significative, c’est l’objet même de l’entreprise. Puis même si on ne le veut pas, nos joueurs sont tous très demandés au travers d’une académie qui est très performante. C’est la contre partie des investissements. On a investi depuis une dizaine d’années dans l’académie raison de 8 à 10 millions d’euros par an plutôt dans les académies, puisqu’il ya aussi la féminine. Puis on investit dans la structuration de l’académie et les joueurs ont la possibilité de poursuivre leurs études et d’apprendre des métiers. On obtient des résultats par la proximité.  »

Toutefois, il a tenu à préciser que les dernières ventes de l’OL n’étaient pas une obligation et que lui ne souhaitait pas forcément se séparer de ses joueurs. « Donc en vendant si on est obligé, je prends le problème à l’inverse, non pas parce qu’on veut vendre, mais parce que les offres sont là et que le joueur veut partir. Lorsqu’on vend un joueur, ce n’est pas parce qu’on souhaite absolument qu’il parte, mais parce que le joueur le veut. On se rend compte que l’actif immobilisé augmente d’année en année. Là on le voit, les trois dernières ventes étaient Samuel Umtiti, Corentin Tolisse et Alexandre Lacazette contre des sommes très importantes, très significatives, mais elles augmentent d’année en année et le stock augmente de manière extrêmement forte même si on voulait ne pas vendre, on serait obligé de vendre », a expliqué le grand patron du club rhodanien.

« Ce qu’on peut savourer c’est qu’on ait un réservoir qui est inépuisable »

Ces départs, et les résultats qui ont suivi n’ont pas empêché JMA de se demander si son équipe jouait mieux et si c’était l’OL ou les joueurs partis, les grands gagnants du marché estival 2017 : « on a toujours intérêt à garder nos joueurs. Ceci étant on voit que l’opération cession est toujours dictée par le joueur et non par le club, ce n’est pas toujours réussi. On voit que c’est difficile de s’imposer à Arsenal, que c’est difficile de s’imposer quand il y a un changement d’entraîneur au Bayern Munich. La capacité de Lyon d’avoir plusieurs joueurs au même poste... Si on prend les attaquants, on a plusieurs hypothèses. Quand on voit que c’est difficile de les faire signer avant même qu’on ne les fasse jouer comme certains de nos joueurs qui sont demandés avant même qu’ils aient signé professionnel, je pense que c’est une donnée dont on ne peut pas s’affranchir. Ce qu’on peut savourer c’est qu’on ait un réservoir qui est inépuisable. Est-ce que si on avait des joueurs plus expérimentés on serait mieux ? Je ne sais pas. Pendant la période la plus faste de cette année, je pense qu’avec les joueurs qu’on a vendus l’été dernier on avait moins de points, on avait marqué moins de buts donc on mène une stratégie qui est pertinente et qui est soulignée, à l’étranger, comme la meilleure du championnat français. Parce que non seulement on forme des joueurs qui sont demandés, mais qu’on a un recrutement cohérent.  »

Enfin, Jean-Michel Aulas a expliqué que la stratégie de l’OL se basait autant sur du recrutement malin de jeunes joueurs que sur les jeunes de l’OL académie. Mais les deux choses sont liées par un savoir-faire made in OL. « Aller chercher Memphis Depay à Manchester United, Bertrand Traoré à Chelsea, et Mariano Diaz à Madrid et les payer moins chers que ce qu’auraient payé les autres clubs européens, aller chercher, Martin Terrier, Léo Dubois et Oumar Solet cette année, au nez et à la barbe de tous les autres c’est aussi parce que les jeunes joueurs quand ils viennent à Lyon savent qu’ils vont jouer ce que ne peut leur proposer aucun autre club en France à l’heure actuelle. Quand Sam ou Corentin ou Alex vont dans les plus grands clubs européens, c’est une plus-value exceptionnelle pour l’OL, ça peut être considéré comme une perte à l’instant T, mais on se rend compte que sur la durée ce n’est pas obligatoirement le cas. Mais ça donne l’envie à Martin Terrier et les autres de venir parce qu’ils savent qu’ils vont pouvoir franchir une étape pour le futur donc c’est un formidable pouvoir d’attractivité de former des joueurs et de les faire jouer dans l’équipe première. C’est une stratégie qui a des risques, mais on en prend depuis dix ans. La stratégie de l’OL est appréciée à l’étranger c’est ce qui rend jaloux les autres. On mène une stratégie unique et extrêmement performante », a-t-il enfin conclu. Que les supporters de l’OL se rassurent, leur club a encore de beaux jours devant lui.