C’est le soulagement qui prédomine du côté de l’Olympique de Marseille. Convoqués hier devant la Direction Nationale du Contrôle de Gestion, les Phocéens ont semble-t-il plutôt rassuré. Présente au siège de la Ligue de Football Professionnel pour l’occasion, Margarita Louis-Dreyfus a dû apporter les garanties nécessaires afin de présenter des comptes à l’équilibre. Et si aucune recette miracle n’a été dénichée, toujours est-il que les pensionnaires du Stade Vélodrome ont trouvé les clés qui pourraient s’avérer être suffisantes. Le budget pour la saison à venir devrait être légèrement supérieur à 100 M€, alors qu’une baisse de la masse salariale à hauteur de 15-20% est dans les tuyaux.

Dans les colonnes de La Provence, Vincent Labrune fait le point : « (Nous avons) présenté un budget raisonnable et équilibré pour répondre aux attentes de la DNCG. La réunion s’est passée dans un climat de transparence totale et de confiance. L’actionnaire était présente, elle a fait un effort important pour combler la majorité des pertes cumulées sur les exercices 2011-2012 et 2012-2013. Le reste des pertes sera comblé par la gestion joueurs. En résumé, nous avons présenté un budget qui nous permet d’assurer la pérennité du club et la compétitivité de l’équipe ». Reste à répondre à une question : à quoi ressemblera l’effectif marseillais lors du prochain exercice ?

Et bien fini le temps des recrues comme Lucho Gonzalez, place à la carte jeunes, à l’instar de l’Olympique Lyonnais. En effet, le quotidien régional indique que les pépites du centre de formation devraient être mises à l’honneur. Ainsi, les méconnus Alexander N’Doumbou, Larry Azouni, Momar Bangoura, Najib Ammari, Wesley Jobello, Oumar Diop ou bien encore Julien Fabbri devraient tous voir leur rôle au sein du groupe professionnel prendre une nouvelle ampleur. En revanche, les prometteurs Chris Gadi (Châteauroux ?) et Billel Omrani (L2, National ?) devraient eux être prêtés. Ajoutez à cela des arrivées possibles de joueurs libres comme Florian Raspentino, et vous obtenez un OM new look jouant à fond la carte jeunes. Reste à savoir si cette politique s’avèrera salvatrice.