Arrivé à Caen cet été en provenance de Independiente, personne en France ne connaissait Juan Eduardo Eluchans (27 ans). Après six mois passés sur les terrains de Ligue 1, le milieu de terrain argentin est aujourd’hui le symbole d’une formation caennaise qui n’en finit plus d’étonner.

Recruté pour environ un million d’euros, le natif de Tandil a éprouvé quelques difficultés à s’adapter à la Ligue 1. À l’image de toute l’équipe, dont la majorité des joueurs débarquent de Ligue 2, ses débuts sont médiocres. Et après 11 journées, le club pointe à la 17ème place.

Pour stopper cette spirale négative, l’entraîneur du Stade Malherbe Franck Dumas décide de changer de stratégie. Terminé le 4-4-2 classique, place désormais au 4-2-3-1 où Eluchans aura la responsabilité d’animer le front de l’attaque sur les ailes.

C’est le déclic. “Elu” se révèle alors aux yeux du public français. Ses débordements dévastateurs et sa qualité de centre font merveille dans cette équipe portée sur l’offensive et le beau jeu. Il devient alors l’un des leaders de cette formation qui termine l’année à la quatrième place du classement.

Ailier gauche de formation, il évolue avec la même aisance sur le flanc droit de l’attaque. Une finesse technique qui lui permet parfois de se muer en buteur pour les besoins de l’équipe. Avec cinq réalisations depuis le début de saison, Eluchans est un porte-bonheur : quand il marque, Caen ne perd pas.

Son influence grandissante, sa “grinta” et son efficacité ont contribué au redressement du SM Caen. Avec le probable départ de Yoan Gouffran au mercato, la force de frappe offensive normande reposera un peu plus sur les épaules de l’Argentin de poche. S’il poursuit sur sa lancée, il sera à coup sûr l’une des meilleures affaires de l’année en L1.