Si le mercato estival de l’AS Monaco est critiqué, le club du Rocher a tout de même réussi un joli coup cet été. Malgré la présence de concurrents tels que Chelsea ou la Juventus, l’ASM est parvenue à décrocher la signature du milieu de terrain du CSKA Moscou Aleksandr Golovin. Un coup à 30 M€ qui permet à l’international russe de vivre sa première expérience à l’étranger. Débarqué sur le Rocher, Golovin est arrivé en France avec beaucoup d’ambitions.

Une volonté de briller qui laisse place cependant à quelques interrogations. Ces dernières années, plusieurs joueurs venus de Russie (Andreï Arshavin, Yuri Zhirkov, Roman Pavlyuchenko, Aleksandr Kerzhakov, Dmitri Sytchev ou encore Aleksei Smertin par exemple) laissaient entrevoir de belles choses sans finalement jamais réussir à devenir de grandes stars du football européen. À Monaco, la tendance est néanmoins à l’optimisme, comme l’a confié le vice-président du club princier Vadim Vasilyev dans un entretien accordé à L’Équipe.

Golovin pousse pour revenir

« Il va changer des choses, c’est sûr, on n’a pas de joueur comme lui. Il va apporter de la fluidité, c’est un meneur. Je ne sais pas combien de temps il va mettre, mais je sais qu’il va y arriver. Il a les qualités, la mentalité, l’envie. Il est obsédé par l’idée de réussir depuis qu’il est petit. (...) Aleksandr, lui, n’est jamais sorti du pays, il passait ses vacances en Sibérie, il est très proche de sa famille là-bas. Il n’a pas eu d’ouverture internationale. Mais il veut réussir et il sait qu’il franchira le cap par l’adaptation ».

Malheureusement pour Golovin, une blessure à la cheville annoncée le 8 août par l’ASM a gâché son début de saison. Bloqué à l’infirmerie depuis plus d’un mois, le Russe fait tout pour retrouver le chemin de l’entraînement. Mais à l’ASM, Vasilyev refuse de précipiter les choses. « Il veut revenir, mais on le freine. Je suis sensible à son parcours. On a peu d’exemples de joueurs russes ayant réussi en Europe, j’aimerais qu’il y arrive, pour lui, pour nous, pour le modèle russe et tous les jeunes de ce pays. Pour leur montrer que c’est possible. J’aimerais être à l’origine de cela ». Mais avant de voir si le pari sera réussi, Vasilyev et Monaco vont devoir s’armer de patience.