« Il est trop tôt pour prendre des décisions après huit matches. On fera le point après le derby (5 novembre). Tous les entraîneurs sont en danger, on est dans un club ambitieux. » Il y a deux jours, Jean-Michel Aulas lançait cette mise en garde, conclusion d’une interview où il prenait largement la défense de Bruno Genesio. Apprécié mais menacé comme n’importe quel entraîneur n’obtenant pas les résultats escomptés, le coach de l’Olympique Lyonnais allait forcément être interrogé sur le sujet en conférence de presse, à deux jours de la réception de Monaco. Assez tendu, il a vite voulu évacuer le sujet.

« Je n’ai pas plus de pression que d’habitude. Les exigences sont très élevées. Dans un club comme Lyon il y a de la pression qu’on perde, qu’on fasse nul ou qu’on gagne », a-t-il lancé. Et comment vit-il les critiques dont il est régulièrement l’objet de la part des supporters lyonnais ? « Très bien », s’est-il contenté de répondre. Sans victoire depuis le 10 septembre, l’OL doit vite inverser la tendance pour ne pas s’enfoncer dans une crise.

Un soutien total de ses joueurs

« L’urgence, je n’aime pas dire l’urgence, c’est un match qu’on doit gagner par le jeu, pas par l’urgence. Les résultats ne sont pas conformes en terme de points. Il y a urgence de gagner. C’est important pour la confiance d’un groupe qui est jeune », a-t-il poursuivi. Genesio a quand même un avantage de taille : il dispose du soutien inconditionnel de son groupe, comme l’a expliqué Anthony Lopes, passé en conférence de presse quelques minutes avant lui. « Ca ne mettra pas de pression. On a entièrement confiance en lui, comme lui a entièrement confiance en nous. De ce côté-là, personne ne lâchera personne. On a un groupe assez extra. On ira au bout avec nos idées en espérant être récompensé à la fin. »

Bruno Genesio est donc écouté et respecté par ses ouailles. Positif quand on voit ce qu’il a pu se passer au Bayern Munich par exemple mais pas suffisant pour lui assurer une fin d’année tranquille. Les mauvais résultats contre Dijon et Angers (3-3) ont, quoi qu’on en dise, diminué son crédit auprès de sa direction. S’ils ne veulent pas lâcher leur coach, les joueurs ont intérêt à gagner contre Monaco vendredi soir.