Encensé par ses admirateurs, critiqué par ses détracteurs, parodié par les Guignols, Zlatan Ibrahimovic est un sujet de discussions intarissables en France. Son arrivée au Paris Saint-Germain a déclenché une vague d’intérêt sans précédent pour notre championnat. Ses paroles sont disséquées, le moindre de ses gestes est analysé. Alors, l’entendre parler à un média français est un petit évènement. Invité dans l’émission Le Club sur BeIn Sport, le Suédois s’est livré comme jamais. Quasiment une heure d’entretien, au cours de laquelle il a évoqué notamment son enfance et ses premiers pas dans le monde du football professionnel.

Il a surtout évoqué sa saison au Paris Saint-Germain et sur sa découverte de la Ligue 1. « La ligue 1, c’est très dur physiquement. Le plus dur pour un attaquant, ça reste l’Italie, car là-bas la philosophie c’est de ne pas prendre de but. J’ai retenu de mes passages en Italie, en Espagne… En France, j’ai vu les mecs qui étaient aussi grands et costauds que moi ! Je me suis dit : je ne vais pas pouvoir user de mon physique, j’ai donc changé de manière de jouer. Je continue d’apprendre, j’essaye de bien jouer, d’aider mes coéquipiers. Il y a beaucoup de jeunes talents qui veulent se démarquer pour se faire remarquer par un autre club. Les gens ne sont pas à 100 % , ils sont à 200 %, surtout quand ils jouent contre le PSG. C’est difficile », a-t-il expliqué. Les joueurs de notre championnat peuvent désormais se dire que maintenant, Zlatan connait la Ligue 1 !

Autre sujet de discussion, le fort caractère du Suédois, qui donne parfois lieu à de sacrées scènes sur le pré, où on le voit aboyer sur ses partenaires. « Je ne pense pas être le boss sur le terrain. (…)Vous dites que des gens ont peur de moi, je pense que ce n’est pas le cas. Mais s’ils ont peur de moi, ils ne sont pas faits pour le football de haut niveau », a-t-il lâché. « C’est vrai, je râle beaucoup, mais c’est une manière d’être vivant. Les gens disent que je suis agressif, mais c’est juste une question de stimulation. Si on dit que je crie, je crierai encore plus fort. Je ne suis pas là pour me reposer sur mes lauriers. Je suis comme ça. Je ne changerai pas », a-t-il prévenu. Ses coéquipiers sauront que pour être respecté d’Ibrahimovic, il ne faut pas craindre ses mémorables coups de gueule. Muni d’une confiance en lui hors norme, Ibrahimovic se sent presque invincible. « Quand tu sais qu’on est bon, il faut avoir confiance en toi. J’avais conscience que j’étais meilleur que les autres et je pense toujours ça aujourd’hui. J’avais toujours cette idée-là », a-t-il expliqué en rappelant une anecdote sur ses débuts à Malmö.

Aujourd’hui, c’est au PSG qu’il exerce ses talents, et sa confiance ne diminue pas d’un pouce lorsqu’il s’agit d’évoquer la première partie de saison de son équipe. « Il fallait qu’on arrive à jouer ensemble. Au début ça allait, et puis on a commencé à perdre. Alors l’entraîneur a changé de système. Et depuis ça gagne, donc aucune raison de changer. On ne joue pas à 100 % mais à 200 % de nos qualités individuelles », a-t-il affirmé. « Paris sera champion, c’est sûr. Partout où je suis allé,j’ai gagné. Je suis très confiant, je suis certain que ça va bien se passer. Je suis convaincu, on sera champion »,a-t-il martelé, imperturbable. Et tant pis s’il y a des victimes au bord de la route. Au sujet de la polémique née suite à son accrochage avec Dejan Lovren contre l’OL, Zlatan Ibrahimovic s’est défendu d’avoir agi de manière volontaire, mais ne s’est pas privé de tacler Jean-Michel Aulas.

« Non, ce n’est pas intentionnel. Je ne le vois pas, je joue le ballon. Ça semble dangereux en voyant les images, mais je n’avais pas l’intention de le blesser. Je ne rentre pas sur le terrain pour blesser qui que ce soit. Et je respecte les décisions de l’arbitre », s’est-il d’abord justifié, avant de répondre à Aulas. « Je ne lis pas les journaux français. Je trouve ça dommage que quelqu’un dans sa position dise ça. Il devrait se concentrer sur son équipe. Si vous essayez de faire des attaques comme ça, c’est que vous avez peur. Et il a raison, parce que le PSG est la meilleure équipe en France. Ce qu’il fait, c’est qu’il montre qu’il a peur. Je n’ai pas peur de lui », a-t-il lancé. Personne n’en doute !

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