Déjà handicapé de plusieurs absences de poids, Neymar et Edinson Cavani en tête, le PSG s’en allait défier le LOSC avec la possibilité d’être sacré champion de France avec juste un match nul. Dès les premières minutes, Thomas Meunier marquait contre son camp (7e). Si Juan Bernat égalisait (11e), la rencontre prenait une tournure déjà compliquée avec la blessure de Thiago Silva au quart d’heure de jeu, remplacé par Thilo Kehrer. 10 minutes plus tard, c’est Thomas Meunier, touché à la cuisse, qui laissait ses partenaires, remplacé cette fois-ci par Moussa Diaby.

Thomas Tuchel commençait alors sérieusement à se demander si le sort ne s’acharnait pas sur lui. Et il n’était pas au bout de ses peines puisqu’à la 35e minute, Juan Bernat était expulsé pour avoir retenu le bras de ce diable de Nicolas Pépé qui filait seul au but. À la mi-temps, le PSG était toujours champion grâce à ce match nul 1-1. Le technicien allemand, qui souhaitait rester ambitieux, gardait ses trois attaquants en place. Le début de seconde période lui donnait raison puisque Thilo Kehrer manquait de donner l’avantage au PSG d’une tête suite à un coup franc de Paredes. Mais le défenseur allemand ratait le cadre de manière inexpliquée.

Thomas Tuchel entre frustration et exaspération

Le début de la fin pour le PSG qui allait dès lors subir les foudres de l’attaque lilloise emmenée par Nicolas Pépé qui allait donner l’avantage au LOSC avant que Jonathan Bamba, intenable lui aussi, ne corse l’addition. 3-1, la messe était dite, mais ce n’était que le début du cauchemar pour la défense parisienne qui allait encaisser deux buts sur corner par Gabriel, puis José Fonte sur deux erreurs de Presnel Kimpembe. Une soirée terrible pour l’ancien coach du Borussia Dortmund qui allait pousser un gros coup de gueule, entre frustration, exaspération, lucidité et manque d’objectivité, ne parlant pas des carences terribles de son équipe ce soir, notamment sur le point de vue défensif.

« Cette défaite montre que nous avons de la personnalité. Lorsque l’on gagne (avec cet effectif réduit, ndlr) tout le monde pense que c’est normal de tout changer. Mais sans Neymar, sans Cavani, sans Di Maria, avec Dagba et Diaby. Et là encore, sans capitaine, sans Marquinhos. Depuis des semaines, on fait des entraînements à douze, treize, quatorze. Ce n’est pas possible. Je dois protéger mes joueurs, ils ont bien fait. À dix, c’était super dur ». S’il a pointé du doigt le manque de profondeur de son effectif et envoyé un message à sa direction, Tuchel n’a pas évoqué son curieux 3-5-2 à l’entame du match avec trois latéraux droits ou encore sa stratégie d’avoir maintenu trois attaquants quasiment jusqu’à la fin du match. Des choix pas vraiment judicieux à la vue du score terrible encaissé par le PSG. Une soirée catastrophique que n’est pas près d’oublier le technicien allemand.