Huitième du classement de Ligue 1, l’Olympique de Marseille pointe déjà à huit longueurs du leader parisien, mais n’est qu’à trois unités du podium. Un constat qui peut permettre aux Phocéens de relativiser un début de saison mitigé. Arrivé en connaissance de cause (budget très limité, effectif réduit), André Villas-Boas avait réussi à présenter un bilan de 3 victoires, 1 nul et 1 défaite lors de ses cinq premiers matches de Ligue 1. Mais le match nul à Montpellier a marqué un tournant.

Obligé de composer avec un groupe restreint et privé de Florian Thauvin jusqu’en 2020, l’OM a dû se passer notamment des services de Dimitri Payet et de Boubacar Kamara (suspendus respectivement 4 et 2 matches). Résultat : le club olympien a enchaîné quatre rencontres sans victoire (3 nuls, 1 défaite). Un coup d’arrêt comptable qui pourrait se payer cher si l’écart entre les dix premiers du classement reste aussi serré jusqu’à la fin de la saison. Une situation dont est parfaitement conscient AVB, même si le Portugais a d’ores et déjà fait savoir ce vendredi en conférence de presse qu’une crise de résultats prolongée n’allait pas lui infliger une pression supplémentaire.

L’OM a payé très cher le match nul face à Montpellier

« On reste à trois points du podium. Evidemment, on a raté plusieurs possibilités, c’est la responsabilité du coach, mais ça n’augmente pas la pression sur moi. Si on rate l’objectif en fin de saison, ce sera de ma faute et la direction décidera en fin de saison si on continue ensemble ou non. Mais pas de pression supplémentaire. (…) Je pense que c’est comme ça. J’ai dix ans de carrière. Quand tu gagnes c’est ta responsabilité, quand tu perds c’est au coach d’assumer les objectifs ratés, c’est comme ça. J’ai établi un plan pour cette équipe quand j’ai rencontré Jacques-Henri (Eyraud) et Andoni (Zubizarreta). On a eu des changements, des suspensions, mais tout est possible », a-t-il déclaré, avant de poursuivre.

« On a encore du temps. Il faudra être là pour les mois qui seront décisifs, février, mars, avril, mai. Toutes les équipes sont plus ou moins proches. Lyon, Monaco, Rennes, tous ont l’ambition d’être en haut. Même les équipes qui sont derrière nous peuvent penser à ça. (...) Je ne peux pas oublier ce qu’il se passe avec notre équipe. On n’est pas capable de gagner au Vélodrome sauf contre Saint-Etienne. On n’est pas capable de donner quelque chose de plus aux supporters. J’ai dit au groupe qu’on est huitième à trois points du podium. La L1 se comporte de cette façon. Regardez Rennes qui gagne contre le PSG et qui perd à la maison contre Reims. Mais c’est insuffisant. Les quatre derniers matches nous ont mis en difficulté. On a payé le prix fort d’avoir un groupe limité. On ne joue pas les compétitions européennes, mais on l’a payé cher ». Le message est passé.