Depuis 2012, la Ligue 1 n’a connu qu’un seul maître : le Paris Saint-Germain. Racheté par des investisseurs qatariens, le club de la capitale n’en finit plus d’asseoir sa domination sans partage sur le championnat de France, allant même jusqu’à remporter tous les trophées mis en jeu ces deux dernières années. Roi de France de 2002 à 2008 avec son Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas connaît bien ce rôle de leader incontesté. Pourtant, le président des Gones semble avoir du mal à accepter la domination parisienne.

Grand spécialiste des déclarations fracassantes, notamment sur les réseaux sociaux, JMA mène depuis plusieurs mois une campagne médiatique très critique à l’encontre du PSG. Le but ? Dénoncer la position privilégiée des Rouge-et-Bleu qu’il accuse de bénéficier de l’aide directe d’un État, à savoir le Qatar. « Si on arrive à me démontrer qu’il ne s’agit pas d’une aide d’État interdite par le droit européen et que tout est normal, je n’irai pas plus loin, je m’inclinerai et on n’en parlera plus », déclarait-il d’ailleurs à L’Équipe récemment. Remonté, le dirigeant rhodanien a toutefois fini par agacer certains de ses homologues. Mais il a également réussi à faire réagir la LFP.

La LFP réfléchit à des quotas

Selon Le Parisien, l’instance dirigeante du championnat de France œuvre en coulisses dans le but d’améliorer la compétitivité de la L1 et atténuer la domination parisienne. En clair, outre le développement du naming des stades et la baisse des charges (bien plus lourdes en France qu’ailleurs en Europe), la LFP et son nouveau directeur général Didier Quillot explorent une multitude de pistes parmi lesquelles figure l’idée d’une instauration des quotas. Concrètement, le but serait d’imposer à tous les clubs hexagonaux un nombre maximum de joueurs au sein d’un effectif ainsi qu’un nombre minimum de joueurs formés localement, dont certains au club. Une mesure à laquelle le PSG se plie déjà sans souci en Ligue des Champions.

En revanche, ces quotas pourraient être imposés à chaque match. Une idée qui aurait pour but de favoriser l’investissement des clubs en Ligue 1 au niveau du marché des transferts. Le Parisien rappelle en effet que depuis le début de l’ère qatarie, le PSG n’a recruté que quatre joueurs dans le championnat de France : Matuidi, Digne, Aurier et Kurzawa. Un nombre assez faible qui empêche les formations françaises de profiter de la manne financière du PSG. De quoi satisfaire Jean-Michel Aulas ? Pour le moment, ce projet n’en est qu’au stade embryonnaire.