À l’été 2016, après avoir vu Michy Batshuayi s’envoler pour rejoindre Chelsea, l’Olympique de Marseille décidait de recruter son frère, Aaron Leya Iseka, sous forme de prêt en provenance du RSC Anderlecht, pour renforcer son attaque. L’attaquant belge de 19 ans n’a toutefois jamais su s’imposer au sein du club olympien, entre prestations moyennes et comportements limites. Pour La Dernière Heure, l’international Espoirs belge est revenu sur cet épisode compliqué de sa jeune carrière. « Des bonnes choses et des mauvaises choses. Plus de bonnes que de mauvaises, même si je n’ai pas beaucoup joué. J’ai vraiment beaucoup appris des joueurs là-bas : Bafé (Gomis), Thauvin, Njie, certains jeunes. Je m’entendais super bien avec eux. Toute la saison, ils m’ont appris des choses. William Vainqueur me parlait beaucoup par exemple », a-t-il expliqué en détail.

Le Diablotin Rouge est ensuite revenu sur ses rapports annoncés tendus avec Rudi Garcia. « Même s’il ne me faisait pas jouer, je sentais qu’il faisait bien son job car même si j’étais jeune et que je n’allais pas avoir autant de temps de jeu que je l’espérais, il s’occupait de moi comme d’un titulaire. Il m’expliquait ce que je devais faire pour pouvoir être la personne que je souhaite être. Avant de partir, je lui ai dit tout cela. Je l’ai remercié. D’un point de vue privé, je sais qu’il a vraiment fait son travail pour moi. Il a vraiment été un bon coach pour moi, même si je n’ai pas joué. J’en ai appris beaucoup et je l’en remercie encore », a-t-il indiqué avant de poursuivre. « C’est quelqu’un de très direct. J’aime bien cela. J’aime les gens directs. S’il a dit cela, il le pensait et n’avait peut-être pas tort », a-t-il confié, dressant le bilan de son passage à l’Orange Vélodrome.

La bêtise de Montpellier, un retour à l’OM envisagé

« Peut-être que je n’étais pas prêt pour jouer à l’OM. J’ai travaillé de mon côté, j’ai pris cette saison comme un bonus d’après blessure, pour poser les bases pour la suite et me développer. Il ne faut pas oublier que je n’avais qu’une saison pro à 20 matchs, c’était encore la Youth League, pas grand-chose. J’ai vraiment énormément appris sur le terrain et en dehors, notamment de Montpellier. Cela m’a aidé pour la suite », a-t-il assumé, revenant sur cet épisode au cours duquel, convoqué pour un déplacement à La Mosson, il s’était trompé de lieu de rendez-vous, loupant finalement la rencontre...« C’est débile. Pour moi, c’était comme d’habitude. On prenait souvent l’avion et j’ai fait comme d’habitude, j’ai juste regardé l’heure du rendez-vous et je suis parti. C’était mécanique, automatique. Il n’y avait personne et c’était rendez-vous à la Commanderie, c’était bête… Une erreur de jeunesse. C’est une bêtise. Une grosse bêtise car c’était pour un match de Ligue 1 et Bafé (Gomis) était blessé, il y avait de grandes chances que je commence », a-t-il expliqué.

Aujourd’hui, le jeune buteur oublie son année marseillaise difficile du côté de Zulte-Waregem, où il a été prêté jusqu’à la fin de la saison par les Mauves. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y revit, puisqu’il compte déjà 5 réalisations et 1 passe décisive en 17 apparitions toutes compétitions confondues. « Maintenant, je reprends du plaisir. On peut toujours faire mieux. Après, je ne vais pas cracher sur ce que j’ai déjà fait. C’est ma première saison pro en continu. Cela se passe plutôt bien pour l’instant même si cela pourrait être mieux », a-t-il jugé, ne fermant pas la porte à un éventuel retour à l’OM à l’avenir. « Si, dans le futur, j’arrive à être plus performant, que j’arrive à avoir plus confiance en moi, je n’aurais pas peur d’y retourner », a-t-il conclu. L’OM est prévenu.