Nike, Adidas et les autres

Une chose est certaine, chez les équipementiers, il y en a pour tout le monde. Ils sont douze à se partager les vingt formations de Ligue 1. Ces marques de sport doivent redoubler d’originalité chaque année, tout en préservant l’esprit des clubs, cher aux supporters. Le mélange doit être savamment dosé. De la nouveauté, un soupçon d’histoire, une bonne dose de tradition, pourquoi pas un peu d’originalité, mais surtout pas trop d’excentricité. La recette, ils la connaissent. Equipementier le plus en vogue de notre championnat, Nike s’occupe des tenues du FC Metz, de Montpellier, du champion Monaco et de son principal rival, le Paris Saint-Germain.

Derrière lui, jamais bien loin, Adidas représente, outre le promu Amiens, deux autres pointures de Ligue 1 : l’Olympique Lyonnais et l’Olympique de Marseille. Derrière, il y a bagarre. L’Italien Kappa (Angers, Troyes), l’Allemand Puma (Bordeaux, Rennes) et le Britannique Umbro (Caen, Nantes) sont bien implantés en France et proposent les tenues de deux clubs chacun. Sept équipementiers se partagent donc les sept dernières formations de Ligue 1. Le Danois Hummel à Strasbourg, l’Espagnol Joma à Toulouse, les Français Le Coq Sportif et Patrick à Saint-Etienne et à Guingamp, les Italiens Lotto et Macron à Dijon et à Nice et l’Américain New Balance à Lille.

Amiens abordable, Monaco déraisonnable

Si le supporter averti s’impatiente à l’idée de découvrir le nouveau maillot du club qu’il chérit, s’il trépigne de voir quelle couleur dominera la tenue domicile, s’il espère que l’équipementier aura redoublé d’efforts pour le maillot extérieur et s’il s’inquiète de se voir révéler la troisième tenue de son club fétiche, parfois complètement freestyle, l’un des aspects qu’il ne néglige jamais est le prix. Cette saison, dernier club à avoir révélé sa nouvelle tunique, l’Amiens SC tue la concurrence en proposant un maillot à 60 euros. Guingamp et Toulouse proposent, eux, un maillot à 69 euros, talonnés de très près par Dijon et Metz, qui offrent la possibilité à leurs supporters d’acquérir leur nouvelle tunique pour 69,90 euros.

Raisonnable pour aller encourager Christophe Kerbrat, Yaya Sanogo, Naïm Sliti ou Nolan Roux. Derrière, le peloton des maillots à 75 euros pièce se compose d’Angers, Lille, Montpellier, Strasbourg et Troyes. Pour quatre euros de plus, vous pourrez vous offrir le maillot très vintage de Saint-Etienne, ou la nouvelle tenue du Stade Malherbe de Caen qui, malgré des résultats décevants l’an passé, conserve une tenue de jolie facture. Toujours chez l’équipementier Umbro, le supporter de Nantes pourra s’offrir le maillot des Canaris pour 80 euros. A ce prix là, on peut se demander si une partie ne pourrait pas être reversée aux recruteurs nantais afin qu’ils dénichent rapidement quelques renforts.

Le Top 6 du classement de la Ligue 1 édition 2016/17 demandera quelques efforts financiers à ses supporters. Sixième l’an passé, Bordeaux propose un maillot à 84,99 euros. Le client a forcément l’impression de faire une affaire. Le coup des 99 centimes, on connaît. Venu s’immiscer dans le gotha du football français, le Stade Rennais propose sa nouvelle tunique à 85 euros, soit le prix du nouveau maillot du Paris Saint-Germain. Et non, ce n’est pas le plus cher. Vient ensuite la nouvelle tenue de l’Olympique Lyonnais, estimée à 89,95 euros. Finalement peu cher pour une Hyundai. Suivent l’Olympique de Marseille et l’OGC Nice, à 90 euros pièce. L’effet Macron sans doute. La palme revenant au champion, Monaco, qui propose un maillot domicile à 95 euros, badge de champion 2017 oblige. *

Montpellier pour Loulou, l’OM sans sponsor

Du côté des petites particularités des maillots de cette saison, le Montpellier Hérault SC disputera ce nouvel exercice avec un flocage spécial, en hommage à son ancien président, Louis Nicollin, décédé à la fin du mois de juillet. L’Olympique de Marseille, qui n’a plus qu’un an de contrat à honorer avec son équipementier Adidas, attendra lui que Puma ne reprenne le flambeau pour de nouveau afficher un sponsor. Les Olympiens disputeront la saison avec un maillot nu.

Le Paris Saint-Germain, l’Olympique Lyonnais et le RC Strasbourg ont la particularité d’être les trois seuls clubs de Ligue 1 à proposer un maillot pour femme. Si la participation des deux premiers cités au championnat de France de football féminin, mais également à la Ligue des champions féminine, explique ce choix, d’autres clubs dont les sélections féminines évoluent en première division n’offrent pas (encore) cette possibilité (Bordeaux, Guingamp, Lille, Marseille, Montpellier).

Du côté des flops, le troisième maillot des Girondins de Bordeaux se pose en sacré concurrent. Pas échaudé par la tenue cartes postales de la saison passée, le club au scapulaire a remis ça cette saison avec un maillot présenté comme un hommage au surf, sport populaire dans la région bordelaise. Un choix vivement contesté par plusieurs factions de supporters girondins, dont le collectif Ultramarines, qui, dans un communiqué, a appelé au boycott, et à une réflexion approfondie sur l’utilisation à des fins marketing de ce qui devrait être un outil d’identification. Amen.

*Ce panorama est bien évidemment réalisé sur la base d’un maillot domicile adulte, vierge. A ces prix viennent s’ajouter d’éventuels flocages, patches de la Ligue 1 Conforama... Les clubs proposant également des réductions pour leurs abonnés et des prix avantageux pour les enfants.