Le jour et la nuit. Voici comment illustrer en une image la différence de visage entre le LOSC version 2017-2018 et celui de cette année. La saison dernière a été un véritable cauchemar pour les Dogues. Arrivé comme tête d’affiche du projet lillois, Marcelo Bielsa n’a pas fait long feu. Outre ses relations tendues avec Luis Campos, sa philosophie de jeu ne passait pas vraiment. « Notre objectif était clair, dire au coach qu’on ne veut plus jouer avec sa tactique », avait confié un des joueurs du groupe qui avait demandé à voir El Loco. « Plusieurs joueurs en ont marre de ne pas jouer à leur poste. On joue mal, faut pas se mentir. Les tests, on n’a plus le temps de les faire. On devait le dire au coach sinon on allait dans le mur ». Et les pensionnaires du stade Pierre-Mauroy n’étaient pas loin d’y aller, eux qui ont sauvé leur tête en élite en fin de saison. Cette année, le club nordiste semble être reparti sur de bonnes bases.

Un début de saison canon aux antipodes de l’an dernier

En 8 journées, le LOSC affiche un bilan de 5 victoires, 1 nul et 2 défaites (2e, 16 points). Si on compare avec l’an dernier, au même stade, l’équipe lilloise en était à 1 victoire (lors de la 1ère journée contre Nantes), 2 nuls et 5 défaites ! Des chiffres qui illustrent parfaitement la différence de visage des Dogues. Des Dogues qui s’appuient sur une défense solide (6 buts encaissés contre 14 l’an dernier) et sur une attaque de feu (14 buts marqués contre 4 l’an dernier). Malgré tout cela, Christophe Galtier ne veut pas s’enflammer, lui qui sait très bien que tout peut aller vite dans un sens comme dans l’autre. « Je ne veux pas combattre les compliments et louanges mais il faut rester concentré et ne pas penser que l’on sera performant si on ne continue pas à faire des efforts tous les jours. Nous aussi, on aura des périodes difficiles, comme toutes les équipes ». La prudence est donc de mise au LOSC, un club qui a changé du tout au tout d’une saison à l’autre.

Venu jouer les pompiers de service, Galtier a rempli sa mission et il a pu travailler pour préparer cette année avec un groupe qu’il connaît forcément mieux. L’ancien entraîneur des Verts a clairement apporté sa touche au sein d’une équipe qui était malade. Mais pourtant, il refuse de s’attribuer les mérites de la réussite du club cette année. « Non. Je ne veux pas parler d’effet Galtier. Il y a un gros travail de collaboration et de collectif fait et avec mon staff, et avec Luis Campos. Un entraîneur n’est jamais seul ». Une remise en question profonde a été réalisée par les différents acteurs du club à écouter Thiago Mendes. « Ce qui a changé, c’est surtout la mentalité du groupe. La saison passée, rien ne fonctionnait correctement. Cette année, grâce à l’apport fondamental des recrues, tout se passe plus sereinement. Tout le monde a la possibilité de montrer sa réelle valeur. Et grâce à Dieu, toutes les recrues évoluent bien ».

Un groupe qui a retrouvé la confiance, des recrues qui apportent

Même son de cloche du côté de Galtier. « On a eu une approche différente du recrutement. Ma volonté était de trouver des éléments qui permettent une projection rapide vers l’avant afin d’avoir un jeu plus intéressant que l’an dernier ». Si la mayonnaise avait eu du mal à prendre l’an dernier où plusieurs pépites avaient été achetées, le mercato estival a été un mélange entre le recrutement de jeunes talents et d’éléments d’expérience comme José Fonte (34 ans). Les jeunes Jonathan Ikoné (20 ans) et Jonathan Bamba (22 ans, 5 buts en L1) apportent, eux, leur folie. Ces deux derniers forment d’ailleurs un redoutable trio avec Nicolas Pépé (5 buts, 3 assists en L1), l’autre grand coup du mercato lillois. Courtisé par plusieurs clubs dont l’OL, l’ancien Angevin a tenu à rester dans le nord. « Ils sont complémentaires et surtout très complices, ce qui favorise l’efficacité », a avoué Galtier au sujet des trois cracks. Puis, il a ajouté que d’autres renforts doivent encore trouver leurs marques. « Leão, Rui Fonte et Loïc Rémy ? Chacun doit apporter quelque chose de différent en fonction de son profil ».

En un an, le club de Gérard Lopez s’est complètement métamorphosé. Que ce soit au niveau du recrutement, où la stratégie a un poil évolué ; ou au niveau du jeu. En plus d’être efficace offensivement avec un jeu basé notamment sur la vitesse et la percussion, le LOSC est aussi très solide derrière puisqu’il a la meilleure défense de la ligue avec Paris et Montpellier. À tout cela, il faut ajouter que Lille possède une équipe en grande confiance, qui a gagné ses 4 matches de championnat de France à domicile. « C’est dû à la confiance que l’on a en ce moment et à la préparation de la saison », a confié Galtier. « C’est aussi dû au profil des joueurs qui nous ont rejoints et au parcours de ceux qui ont vécu la saison dernière ». La descente aux enfers a donc été un mal pour un bien pour des Lillois qui ne veulent plus revivre une saison galère.

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