Neymar (25 ans / BRE / Paris Saint-Germain)

Il y aura un avant et un après Neymar. Le transfert du Brésilien du FC Barcelone au Paris Saint-Germain aura cet été complètement modifié l’échiquier du marché des transferts dans le monde du football. Arrivé dans la capitale contre le paiement d’une clause libératoire pharaonique de 222 millions d’euros, Neymar a donné un peu plus de poids à une Ligue 1 qui n’a cessé de s’étoffer ces dernières années. Comme à chaque transfert, qui plus est d’un montant important, les performances du joueur ont été observées à la loupe, depuis sa première apparition, au Roudourou, face à Guingamp, lors de la deuxième journée du Championnat de France. Le Brésilien a, depuis son arrivée, disputé 8 rencontres avec le PSG, 6 en Ligue 1, 2 en Ligue des champions, et il a toujours gagné, inscrivant la bagatelle de 8 buts lors de ces rencontres. Blessé, il n’a pas participé à la seule contre-performance parisienne, sur la pelouse du Montpellier Hérault (0-0). S’il est souvent à la finition, Neymar n’en est pas moins un créateur et se plaît à se muer en passeur, pour des partenaires de la qualité de Kylian Mbappé ou Edinson Cavani. Il n’est pas avare d’ouvertures lumineuses et de décalages bien sentis, faisant participer milieux et défenseurs parisiens, à l’image d’Adrien Rabiot, de Layvin Kurzawa, ou de son coéquipier en sélection, Dani Alves. La valeur ajoutée du PSG dans sa quête de Ligue des champions.

Steve Mandanda (32 ans / FRA / Olympique de Marseille)

Du réchauffé ? Le retour de Steve Mandanda a été perçu par certains observateurs comme un choix de simplicité et peut-être un manque de risque et de nouveauté dans un OM Champions Project très bien vendu. Par d’autres, qui connaissent le personnage et savent que l’expérience du gardien international français est un atout pour le club phocéen, il s’agissait d’un choix de raison pour les deux parties. Parti tenter l’aventure en Premier League, du côté de Crystal Palace, Steve Mandanda avait vite déchanté. La faute à une blessure qui le laissait éloigné des terrains pendant plusieurs mois. Parti libre de Marseille, le natif de Kinshasa retrouvait son cocon contre la modique somme de 3 millions d’euros cet été. De retour dans une maison qu’il avait fréquenté pendant neuf ans, de 2007 à 2016, Steve Mandanda a immédiatement pris la place de titulaire dans le onze de Rudi Garcia. Si les statistiques ne parlent pas forcément en sa faveur, le portier olympien ayant encaissé 13 buts en 11 rencontres disputées cette saison, Ligue 1 et Ligue Europa confondues, il n’a pas été aidé par une défense friable, notamment face à l’AS Monaco (6-1) et au Stade Rennais (1-3). Ces deux défaites mises à part, Steve Mandanda a conservé sa cage inviolée lors de 5 de ses onze titularisations. Il est le grand artisan du succès olympien face à l’OGC Nice (2-4). Il dispose d’un ratio de 6 victoires et 3 nuls, pour 2 défaites et reste une valeur sûre de l’effectif olympien, aujourd’hui troisième de Ligue 1.

Saîf-Eddine Khaoui (22 ans / TUN / ESTAC Troyes)

Transféré du Tours FC à l’Olympique de Marseille à l’été 2016, Saîf-Eddine Khaoui n’a eu que les trois premiers matches de la saison dernière pour se mettre en évidence. Pas suffisant. Le natif de Lyon a ensuite passé le plus clair de son temps sur le banc, ou en réserve. En recherche de temps de jeu, il a donc profité de la fenêtre du marché des transferts estival pour filer dans l’Aube et tenter de faire décoller sa carrière. Prêté sans option d’achat par l’Olympique de Marseille au promu troyen, Khaoui a tout de suite fait étale de sa palette technique. Après avoir débuté la saison sur le banc, profitant de quelques entrées pour se montrer dans l’entrejeu, le milieu de 22 ans a été l’un des artisans du succès probant de l’ESTAC à l’Allianz Riviera de Nice (1-2). Remplaçant d’Azamoum, Dingome et Nivet, ne grapillait ensuite que quelques dizaines de minutes en fin de match. Mais après quatre matches sans victoire, avec Khaoui sur le banc, Jean-Louis Garcia a finalement décidé de faire confiance à l’international espoir tunisien. Résultat des courses : avec Khaoui titulaire, du mieux dans le jeu et deux victoires consécutives, à Metz (0-1) et face à Saint-Etienne (2-1). Contre les Verts, il inscrit un sublime coup franc et offre la victoire aux Troyens. L’ESTAC pointe aujourd’hui à une très honorable 9e place. Il sera désormais difficile de faire sans Saîf-Eddine Khaoui.

Naïm Sliti (25 ans / TUN / Dijon FCO)

La carrière de Naïm Sliti est fulgurante ! S’il a « déjà » 25 ans, Naïm Sliti a connu une trajectoire assez abrupte. De maître à jouer du Red Star, en National, grand artisan de la montée du club francilien en Ligue 2 en 2015, à la Ligue 1, l’année suivante avec le LOSC, l’international tunisien n’a pas chômé ces deux dernières années. Prêté par le Red Star puis transféré définitivement au LOSC, Naïm Sliti n’a pas réussi à s’imposer dans le Nord. Blacklisté par Marcelo Bielsa à son arrivée, il a fait partie des joueurs invités à se trouver un nouveau point de chute cet été. Le flair d’El Loco a ses limites. Naïm Sliti est donc parti offrir ses services et sa technique du côté de la Bourgogne et du DFCO. Arrivé en prêt, avec option d’achat, à l’intersaison, Naïm Sliti surnage dans l’effectif d’Olivier D’All’Oglio. Un effectif amputé de Loïs Diony, machine à marquer la saison passée. Si les résultats des Dijonnais sont plutôt médiocres, le cas personnel de Sliti est à part. Sa vitesse est ses crochets déstabilisent les défenses de Ligue 1 et ses dribbles amènent de nombreux coups de pieds arrêtés au DFCO. Brillant face à l’OM, il n’avait pas été récompensé de sa très bonne première période. Plus discret face à Monaco, lors de la lourde défaite de Dijon à Gaston Gérard (1-4), il s’était de nouveau illustré au Parc OL, meneur et buteur lors de la rébellion rouge face à l’Olympique Lyonnais (3-3). Ses bonnes prestations lui ont ouvert les portes de la sélection tunisienne, bien partie pour décrocher son ticket pour la prochaine Coupe du Monde, en Russie. Une éclaircie dans le ciel dijonnais.

Alexander Djiku (23 ans / FRA / Stade Malherbe Caen)

Si le Stade Malherbe de Caen est aujourd’hui 5e de Ligue 1, il le doit sans aucun doute à un mercato estival réussi. Notamment dans le secteur de la défense. Après huit journées cette saison, le SMC dispose de la meilleure défense du championnat ! Les Caennais n’ont encaissé que 4 buts depuis le début du nouvel exercice. Transféré du SC Bastia, relégué administrativement, puis liquidé, contre 2 millions d’euros, Alexander Djiku a immédiatement intégré l’axe de la défense du Stade Malherbe de Caen, aux côtés de Damien Da Silva. Après un début marqué par deux défaites, Alexander Djiku a enchaîné trois victoires avec le SMC. Seule ombre au tableau, après une première blessure au mollet, qui l’avait d’ailleurs contraint de déclarer forfait pour le match de championnat à Nantes, l’ancien Bastiais a dû se faire opérer du talon. Une intervention qui l’éloignera des terrains jusqu’en novembre. Son suppléant, l’Haïtien Romain Genevois, montre également de belles choses depuis trois rencontres. Autant dire qu’Alexander Djiku devra batailler pour retrouver une place de titulaire et poursuivre sur la lancée de son bon début de saison.