Le fonds d’investissement américain GACP n’est pas encore propriétaire des Girondins de Bordeaux. La faute à la décision du maire de la Ville Alain Juppé de reporter le vote pour le rachat des Marine-et-Blanc, qui devrait finalement avoir lieu dans deux semaines. Une décision qui n’inquiète pas le patron du groupe GACP, Joseph DaGrosa. « Oui, je suis optimiste. Il n’y a pas de risque matériel. Les gens ont des inquiétudes dont ils veulent nous faire part et nous allons y répondre. Je respecte la décision du maire Alain Juppé de reporter la décision », a-t-il déclaré au Parisien. Mais surtout, l’Américain a dévoilé son plan pour faire des Girondins un club rentable à l’avenir, confiant que cela ne passera pas par de l’achat et de la revente de joueurs.

« Il y aura des dettes. Comme tous les clubs de Ligue 1 ou presque. La question n’est pas la dette mais de savoir si elle est raisonnable. Dans notre cas, il n’y a pas de doute sur le fait qu’elle le soit. Elle sera significativement inférieure à la dette actuelle du club. C’est absolument faux que nous voulons gagner 10 millions d’euros la première année. J’aimerais mais c’est impossible. On va injecter des fonds significatifs dès notre arrivée. On va donner aux comptes un solde positif de 20 millions d’euros le premier jour. A plus long terme, on a un plan, si ce n’est pour devenir stable, au moins pour réduire de façon conséquente les déficits. Je ne connais aucun business durable en accumulant des pertes sur le long terme. Ce n’est pas une bonne approche. Mais c’est impossible de gagner de l’argent dès la première année », a d’abord lancé DaGrosa.

« Le but est de rendre le club de Bordeaux au moins aussi célèbre que son vin »

« Les droits TV augmenteront dans deux ans. Cela entraînera une augmentation substantielle des revenus. Nous croyons beaucoup au développement de trois autres sources de revenus : les partenariats, la billetterie grand public et VIP et le merchandising. Actuellement, ce business perd 1 million d’euros par an. Investir 4 millions en marchandises et en vendre seulement pour 3 millions est problématique. Ce n’est qu’un exemple. Dans notre projet, on part du principe qu’on ne va gagner aucun argent grâce aux transferts. On aimerait avoir les mêmes résultats que Monaco, mais on n’a pas le même modèle. On ne prévoit pas de gagner de l’argent sur les transferts de joueurs. Ce n’est ni ce que nous avons présenté à la DNCG, ni ce qu’on évoque dans nos discussions entre partenaires », a-t-il ajouté.

Joseph Da Grosa a également confié que des fonds seront disponibles pour le mercato hivernal, si l’entraîneur, le président et le directeur sportif estiment qu’il y a besoin de recruter. Il a d’ailleurs confirmé qu’il étudie actuellement plusieurs profils pour les postes de président et de directeur sportif, souhaitant confier le poste à un Français qui connaisse la culture et les différentes institutions. S’il a confié ne pas être en mesure de se frotter au PSG, il a aussi cité l’OM de Franck McCourt en modèle. « Le but est de rendre le club de Bordeaux au moins aussi célèbre que son vin », a-t-il conclu, visiblement très ambitieux !