Après six matches sans victoire, l’Olympique Lyonnais s’est rassuré mercredi soir face à la modeste formation de Debrecen en s’imposant sur le lourd score de 4-0. Une victoire qui propulse la formule 1 lyonnaise pour la septième fois consécutive en 1/8e de finale de la Champion’s League.

Malgré ces larges motifs de satisfaction, Jean Michel Aulas était passablement énervé à l’issue de la rencontre. Bien sûr, le but inscrit dans les arrêts de jeu à Anfield Road par Alberto Gilardino, synonyme de deuxième place pour l’OL y est sans doute pour beaucoup, mais le président lyonnais s’est surtout plaint du traitement des médias vis-à-vis de son équipe. Interrogé au micro de RMC, JMA a piqué sa crise et tout le monde en a pris pour son grade. « Encore une fois, on ne méritait pas l’avalanche de critiques dont on a fait l’objet. Surtout l’idée selon laquelle les dirigeants de Lyon feraient exprès de ne pas prendre de décisions. On a beaucoup travaillé, on s’est toujours concerté avec le reste des dirigeants. J’attends toujours des critiques qu’ils me disent ce qu’il aurait fallu faire pour remettre l’équipe dans le bon sens. Visiblement, nous sommes incompétents et nous n’avons pas réussi à faire ce que ces gens-là attendaient de nous. Bien sûr, je suis hors de moi. C’est scandaleux que l’on puisse remettre en cause le travail réalisé depuis 20 ans. On parle d’un entraîneur qui est de grande qualité. Il ne va pas faire, c’est vrai, des confidences quotidiennes à la presse. »

Pour autant, l’OL n’est pas sorti d’affaire. Si la modeste formation de Debrecen, qui a d’ailleurs perdu ces six matches de poule, n’a rien d’un foudre de guerre, les hommes de Claude Puel sont attendus au tournant. Quoi de mieux que la réception du champion de France Girondin pour se tester ? En cas de victoire, Lyon reviendrait ainsi à 2 points de Bordeaux, tandis qu’une défaite précipiterait le septuple champion de France à 8 points et dans un début de crise quasi inévitable...