Un joueur de devoir

Sylvinho n’a peut-être jamais joué en France, il n’est pas non plus un inconnu. Il a même évolué dans de grands clubs durant sa carrière. Après avoir débuté au Corinthians, il a rejoint l’Europe en intégrant Arsenal, et devenant au passage le premier Brésilien de l’histoire des Gunners. Il y sera resté deux saisons, le temps de remplacer Nigel Winterburn, puis de se faire piquer sa place par Ashley Cole. Transféré au Celta, il tapera dans l’œil du Barça qui le recrutera. Il réussira à tirer son épingle du jeu malgré la concurrence de Giovanni van Bronckhorst puis d’Eric Abidal. Le gaucher terminera à Manchester City en 2010, avant de prendre sa retraite. Sans être un crack, il disposait des qualités d’un latéral moderne, se projetant souvent vers l’avant, dépannant même par moment au poste d’ailier grâce à sa belle technique. Un vrai joueur de métier, très utile au sein d’un effectif.

Il s’est forgé un gros palmarès

Tout au long de sa carrière de joueur, il sera parvenu à soulever bon nombre de trophées. Au Brésil déjà, il s’est offert le championnat Paulista à trois reprises (1995, 1997 et 1999), devenant aussi champion du Brésil en 1998 avec Corinthians et remportant la Coupe du Brésil en 1995. À Arsenal, Sylvinho n’a gagné qu’un Community Shield en dominant Manchester United en 1999. Un an plus tard, il échouera aux tirs au but en finale de Coupe de l’UEFA face à Galatasaray. Avec le Celta, il accrochera une qualification en Ligue des Champions puis se forgera le plus gros de son palmarès au Barça. Double vainqueur de la Ligue des Champions et de la Supercoupe d’Espagne, triple champion d’Espagne et vainqueur de la Copa del Rey, il sera de la fabuleuse année 2009 où le Barça réussira à glaner trois trophées.

Il ne parle pas français mais il est polyglotte

Au cours de sa carrière, Sylvinho a pas mal bourlingué, notamment en Angleterre, en Espagne et en Italie. Parlant le portugais, il n’aura aucun mal à se faire comprendre par le contingent lusophone de l’OL (Marcelo, Marçal, Rafael, Lopes) mais il ne parle pas français, du moins pas encore. « Il est polyglotte. Il sait imiter tous les accents d’un vestiaire et sait être drôle dans le privé. Je n’ai aucun doute qu’il va apprendre le français en moins de trois mois » assure dans l’Equipe Marco Aurelio Cunha, un proche de Sylvinho, aujourd’hui coordinateur du football féminin à la fédération brésilienne. Il a aussi beaucoup vécu en Italie, y passant même ses diplômes d’entraîneur, dont il maîtrise la langue.

Il a côtoyé des grands entraîneurs

En 16 ans de carrière, puis depuis qu’il est devenu adjoint, Sylvinho a eu le temps de côtoyer des grands noms sur le banc de touche. À Corinthians, il a été dirigé par Vanderlei Luxemburgo, qui plus tard prendra les rênes du Real Madrid. À Arsenal, c’est bien sur Arsène Wenger qui sera son coach. Au Barça, son premier entraîneur se nomme Frank Rijkaard, puis il évoluera sous les ordres d’un certain Pep Guardiola, avant de connaître Roberto Mancini à Manchester City. Il deviendra d’ailleurs plus tard adjoint de l’Italien à l’Inter. Repéré par Tite, il prend ainsi le poste d’assistant où la fédération apprécie son travail. Elle lui confie même la sélection olympique pour les JO 2020. Il connaîtra finalement son premier poste en tant que numéro un à l’OL.

Il n’a jamais été numéro un

Car oui c’est l’une des grandes inconnues et un sacré pari tenté par Lyon. Sylvinho n’a jamais été l’entraîneur numéro un. Malgré plusieurs expériences d’adjoint (Cruzeiro, Recife, Nautico, Corinthians, Inter, Brésil), il est toujours resté dans l’ombre mais n’a jamais masqué ses ambitions. « Sylvinho a toujours voulu devenir numéro un, il ne s’en est jamais caché » indique un journaliste brésilien à L’Equipe. « C’est un grand professionnel » appuyait Edu, le directeur technique de la Seleçao hier. Au cours de sa carrière, l’ancien latéral gauche a rapidement été remarqué par ses réflexions sur le jeu. L’idée d’entraîner lui trottait déjà dans la tête. À Manchester City, à six mois de la retraite, Sylvinho était même convoqué par Mancini pour assister à des réunions techniques. « C’était merveilleux, au point que Mancini voulait me garder en tant que troisième assistant. »

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