Lorsque nous vous évoquions la liste des successeurs potentiels de Sylvinho, quelques heures seulement après la mise à l’écart du Brésilien, il serait malhonnête d’affirmer que le nom de Rudi Garcia faisait partie des premiers choix auxquels nous avions pensé. L’ancien entraîneur de l’Olympique de Marseille présentait certes l’avantage d’être libre, mais sa fin de règne très houleuse sur la Canebière et son passif avec l’Olympique Lyonnais ne laissaient pas présager d’un rapprochement entre les deux parties. Et pourtant. Au fil des jours, Rudi Garcia est devenu un sérieux candidat au poste, alors que le nom de Laurent Blanc était annoncé comme l’immense favori et le choix de coeur de nombreux observateurs.

Finalement, le coach champion de France en 2011 a donc été choisi par la direction rhodanienne pour redresser la barre du navire OL. Officiellement intronisé peu après 15h ce lundi 14 octobre, Garcia n’a pas manqué de faire jaser. Mais pour Juninho, cette option était la meilleure. « J’ai choisi Rudi Garcia, car c’est un combattant qui a comme nous l’ambition de gagner des titres et de réussir sur la scène européenne. C’est un entraîneur expérimenté qui a déjà remporté des trophées. Lors de mes différents entretiens, j’ai eu une véritable connexion football avec lui. Nous parlons le même langage en termes de tactique et de jeu », a déclaré le dirigeant lyonnais via le communiqué publié.

Blanc aurait "froissé" le board de l’OL

Pourtant, malgré les flatteries du Brésilien, Rudi Garcia ne semblait pas être la priorité du board lyonnais. Alors que certaines rumeurs ont évoqué la réticence de Juninho sur le profil de Garcia, RMC Sport nous apprend que ce dernier a fait une première différence avec ses concurrents (Laurent Blanc et Jocelyn Gourvennec) lors des entretiens individuels. A l’instar de Gourvennec, Garcia a séduit la direction rhodanienne par la bonne préparation de son examen de passage. L’ex-technicien marseillais avait visionné tous les matches de l’OL de cette saison, de quoi lui permettre de proposer aux lyonnais plusieurs options concernant le plan de jeu de l’équipe et divers changements à apporter.

Une préparation en amont qui lui a donc permis de faire la différence par rapport à un Gourvennec également séduisant, mais, malheureusement pour lui, jugé trop inexpérimenté au niveau européen et sur un Blanc dont la prestation face au board de l’OL a quelque peu fait tiquer. Ce dernier n’aurait pas étudié le sujet OL à fond, se montrant parfois maladroit et finissant par "froisser" ses interlocuteurs, comme l’écrit le média. De plus, le Cévenol aurait réclamé trop de bouleversements et un staff trop élargi. Un nouvel avantage pour Garcia qui n’a pas rechigné à ne signer qu’un contrat de 18 mois et en amenant qu’un seul adjoint (Claude Fichaux) dans ses valises.