L’Olympique Lyonnais peut avoir le sourire. Cet été, les pensionnaires du Groupama Stadium ont mené une vaste opération blindage de jeunes talents. Un chantier très important pour les Gones dont l’académie est réputée aux quatre coins de l’Europe. Ainsi, Paul Devarrewaere (17 ans), Théo Ndicka Matam (19 ans), Sofian Augarreau (18 ans), Titouan Thomas (17 ans) et Rayan Cherki (15 ans) ont tous signé leur premier contrat professionnel. Certains étaient d’ailleurs présents à la reprise avec le groupe entraîné par Sylvinho. Ils n’étaient pas les seuls puisque d’autres jeunes éléments étaient conviés notamment les recrues Hériter Deyonge (17 ans) et Boubacar Fofana (20 ans). Tous étaient du voyage à Tignes où s’est tenu le stage de pré-saison. L’occasion pour eux d’intégrer le groupe professionnel. Ce qui a ravi Sylvinho. « Je suis très heureux de cela. Actuellement, nous n’avons que 50 % du groupe, mais c’est une très bonne chose de voir ces joueurs ici. Pour être honnête, je ne peux pas développer individuellement les qualités techniques et tactiques de chacun, parce que je ne les connais pas encore bien. Mais cela m’amuse de voir des joueurs comme eux, âgés de 19 ans, 17 ans, et même 16 ans. Ils pourraient être mes fils ! »

Mais toutes les générations réussissent à cohabiter ensemble comme l’a précisé Martin Terrier. « Je trouve qu’il n’y a pas trop de différences. On est tous bon délire. Il y a une bonne ambiance. Je pense que ça se voit quand on s’entraîne. Il y a de la bonne humeur ». Même son de cloche du côté de Jason Denayer. « On a un groupe qui est assez ouvert mentalement. On arrive à rigoler et à mettre du sérieux, que ce soit les joueurs de 29 ans ou ceux âgés de 15 ans. On arrive à avoir un bon équilibre dans l’équipe ». Si certains jeunes avaient tendance à rester entre eux, d’autres, à l’image de Rayan Cherki, n’ont pas hésité pas à se mêler aux anciens. Le staff a aussi veillé à ce que tout le monde soit mélangé lors des ateliers ou des oppositions afin que tous s’adaptent au mieux et le plus vite possible. La sortie rafting de mercredi après-midi était aussi prévue pour qu’il y ait de la cohésion comme l’a indiqué Juninho au micro d’OLTV. « Ce sont de bons souvenirs. Les joueurs aiment bien. C’est important que les jeunes aussi se sentent bien avec l’équipe et qu’ils soient là pour la saison ».

Des jeunes bien intégrés

Comme les éléments les plus expérimentés, les jeunes talents made in OL ne sont pas ménagés et doivent supporter la même charge de travail. Ce qui est nouveau pour eux comme l’a expliqué Titouan Thomas à OLTV. « On sent que c’est beaucoup plus dur, ça va plus vite, au niveau des intentions dans le jeu. Physiquement aussi les charges sont de plus en plus importantes. Le travail est beaucoup plus dur, les efforts doivent être plus intenses. Ça change un petit peu ». Malgré cela, certains d’entre eux semblent bien tenir le choc à l’image de Fofana, Cherki ou Deyonge que l’on a vu au devant du groupe lors des tours de terrain à haute intensité. D’ailleurs, certains ont dû être calmés par un préparateur physique qui leur a demandé de gérer leurs efforts car la séance était encore longue. Lors des oppositions, certains se sont montrés à leur avantage comme Cherki, souvent juste dans les intentions, Augarreau, très disponible, Deyonge, puissant dans les duels, ou Fofana, qui allie vitesse et percussion. Des attitudes positives de la part d’éléments qui ont encore beaucoup à apprendre et qui ont été à l’écoute, appliqués et studieux durant ce stage.

Mais malgré leur jeune âge, les baby Gones ne manquent pas d’ambition à l’image de Titouan Thomas. « Mon ambition est de continuer à progresser, enchaîner un maximum avec les pros, que ce soit à l’entraînement ou faire des groupes, des entrées. On verra par la suite », a-t-il avoué à OLTV. Ce dont est parfaitement conscient Martin Terrier, qui suit tout ceci avec un regard à la fois amusé et protecteur. « On sent qu’ils veulent bien faire (sourire) et s’ils peuvent nous bouger ils vont nous bouger. Mais c’est normal, c’est le football. C’est la concurrence. Mais je trouve qu’ils s’intègrent très bien que ce soit sur le terrain ou en dehors. Il y a de bons petits joueurs ». Grand fan de Maxence Caqueret (absent car en sélection) sur lequel il mise cette saison, Terrier a avoué qu’un jeune l’avait impressionné durant ce stage. « Rayan (Cherki) forcément car il est très précoce. Il est jeune. Il n’a que 15 ans, il va sur ses 16 ans. C’est formidable. J’espère qu’l va garder la tête sur les épaules parce que le plus dur commence ». Un conseil qu’il aurait pu donner à toutes les autres pépites lyonnaises qui espèrent éclore au plus haut niveau cette saison. Et elles sont nombreuses !

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