Ce soir, il sera l’une des armes principales de l’Olympique Lyonnais pour prendre le dessus sur l’APOEL Nicosie. Michel Bastos a beau être moins efficace en 2012 qu’en 2011, il n’en est pas moins un pilier du club rhodanien. Un club qu’il a failli quitter l’été dernier. Il ne l’a jamais caché, il pensait à un départ après les années compliquées de l’ère Puel. Et pour lui, la Ligue des Champions servait surtout à se montrer individuellement sous son meilleur jour.

« C’est une belle vitrine. Est-ce qu’on y pense en entrant sur le terrain ? Ça dépend de la situation du joueur... (Rires.) Moi, aujourd’hui, par exemple, je n’y pense pas », explique-t-il à L’Équipe. Avant, ou « Un peu... Un peu. C’est normal parce que ça ne se passait pas très bien. Mais aujourd’hui, pour le moment, non ». Michel Bastos est un affectif. Il a besoin de se sentir désiré, aimé pour être bon. « Il y a des jours où tu entres sur le terrain et où ça sent très, très bon. Je me souviens de Tel-Aviv. J’arrivais de la Coupe du monde, tout le monde me connaissait et je me disais : “P..., on est en Israël et les gens savent qui je suis !” Avant le match, je savais que tout allait bien se passer ».

Ses relations avec ses entraîneurs ont marché de la sorte. « Si ça a très bien marché à Lille avec (Rudi) Garcia (en 2008-2009), c’est qu’il disait à tout le monde combien il m’aimait. Quand je l’entendais dire que pour lui, j’étais le meilleur joueur du Championnat, ça me faisait du bien ». Rémi Garde, un poil moins loquace que l’entraîneur lillois, parvient malgré tout à mettre le Brésilien dans de bonnes dispositions. « Oui, ça va... (Rires.) Après, chacun a son caractère, et lui, il est un peu réservé mais ça ne l’embête pas de dire : “Tu as été le meilleur joueur du match.” Je crois qu’il le fait avec beaucoup de joueurs. Et si aujourd’hui ça marche bien pour moi, c’est en grande partie grâce à cette confiance qu’il me donne. » Et bien sûr, pas de référence à Claude Puel sur le coup…