Hasard du timing, la conférence de presse de Rudi Garcia à Lyon a démarré quasiment en même temps que celle de l’OM à la Commanderie. L’ancien entraîneur du club phocéen, passé chez le rival rhodanien après seulement 5 mois d’inactivité, n’était donc pas trop dépaysé par son planning média. Ni par les questions qui allaient lui être adressées. La preuve, il a démarré sa conférence de presse en anticipant les questions sur son retour à l’Orange Vélodrome. « Le match c’est Marseille-Lyon, pas Marseille-Rudi Garcia. Je ne joue pas, même si j’aimerais bien. Je ne répondrai qu’aux questions de terrain. »

Rudi Garcia a donc tout fait pour éviter les questions personnelles, sur l’état d’esprit qui l’anime par rapport à son ancien club. « Je suis dans l’état d’esprit d’un entraîneur d’une équipe qui va beaucoup mieux et qui va jouer à l’extérieur contre une très bonne équipe », a-t-il par exemple répondu à une question sur le sujet de son retour. Puisqu’il voulait se concentrer sur le terrain, il ne pouvait pas se dérober aux demandes d’analyse de l’équipe adverse. Sa connaissance de l’effectif marseillais est-elle un avantage dans la préparation ? « Je ne sais pas si ça me facilite la tâche mais ce sont des joueurs que je connais bien, il y a beaucoup de talent dans cet effectif-là. Seule la vérité du match dira si ça a été un plus dans la préparation de Lyon ou pas. On verra ça après. »

Rudi Garcia refuse de commenter les déclarations de Dimitri Payet

Réduire l’aspect émotionnel, ne pas faire de ce match une revanche, voilà quels étaient les objectifs de Rudi Garcia, qui les a plutôt bien remplis. Même le joueur qui l’avait précédé au micro, Léo Dubois, n’en a pas trop fait sur le sujet. « On prépare le match, notre équipe, notre façon de jouer. Forcement, il connaît l’équipe en face. Nous, on le prépare comme un match comme un autre. Il faut qu’on prenne les points, l’engouement va être énorme. À nous de jouer sur le terrain, de faire abstraction de tout ce qu’il y a autour. »

Pourtant, au même moment à la Commanderie, Dimitri Payet se lâchait sur son ancien entraîneur, de sa nomination à Lyon à sa relation personnelle avec lui. Interrogé in extremis sur le sujet, comme il l’avait d’ailleurs anticipé, Rudi Garcia a préféré évacuer : « je n’ai rien à dire à ça, peu m’importe ». Il sera pourtant forcément scruté dimanche soir, de son arrivée au stade jusqu’au coup de sifflet final. Parviendra-t-il à rester autant hermétique au contexte durant tout le week-end ?