Hier, nous vous relations l’improbable histoire de Fabrice Apruzesse, entré pour la première fois en jeu en L1 à 27 ans. Dimanche soir, au moment de le voir débouler sur la pelouse, les téléspectateurs ont écarquillé les yeux, se demandant qui était ce numéro 33. Et les moqueries ont évidemment fusé sur les réseaux sociaux. Rien d’anormal, c’est qu’il se passe chaque jour sur bien d’autres sujets. Mais voilà, José Anigo, le directeur sportif olympien, n’a pas apprécié du tout les commentaires de la Toile et il ne s’est pas privé de le dire.

« C’est minable. Mais ça ne me surprend pas plus que ça car c’est toujours pareil avec les réseaux sociaux : c’est la manière la plus lâche de détruire quelqu’un. On est sous le sceau de l’anonymat et on peut déverser des tonnes de méchancetés sans risque. C’est tellement idiot qu’il est difficile de l’expliquer. Nous en avons parlé aujourd’hui (lundi) entre nous et avec les joueurs et nous sommes sidérés de voir qu’un garçon qui n’a rien demandé subisse un tel traitement. D’autant que c’est un bon mec pour qui être dans le groupe pro est quelque chose de magnifique et c’est bien triste et dommage que cela ait amené autant de méchancetés », a-t-il lancé sur le site officiel de l’OM.

Anigo part en croisade contre ceux qui ont osé se moquer non seulement du joueur, mais du manque de profondeur du banc marseillais. « Il n’est pas responsable de la défaite à Bordeaux et si Élie Baup l’a fait jouer c’est qu’il a démontré des qualités avec la réserve et qu’il a montré des choses intéressantes durant les entraînements effectués avec les pros la semaine dernière. Ce n’est d’ailleurs ni le premier ni le dernier joueur qui effectue un passage sur le tard chez les pros. On l’a vu il y a deux ans avec le défenseur Gérard Rolland que Didier Deschamps avait pris dans le groupe et qui était encore plus vieux que Fabrice. Et à l’époque, je n’ai pas entendu un seul commentaire négatif sur le sujet », a-t-il ainsi poursuivi.

Handicapé par les blessures de Gignac et Rémy et la suspension de J. Ayew, l’OM n’avait pas vraiment le choix. Tout heureux d’avoir pu participer à une rencontre de Ligue 1, Apruzesse avait fait part de son bonheur. Il a dû quelque peu déchanter par la suite. « On en a bien évidemment parlé avec lui et on lui a expliqué tout l’impact que pouvait avoir l’OM et le foot en général sur internet et sur les réseaux sociaux mais aussi que nous devions rester dans notre bulle et être hermétique à tout ça. On lui a expliqué que ce genre de commentaires était rarement constructif et qu’il ne fallait pas en tenir compte. De son côté, ça ne lui a pas plu forcément et ça l’a un peu surpris mais il a vite compris qu’il fallait continuer à avancer et passer à autre chose », a expliqué Anigo. Apruzesse soutenu par le directeur sportif de l’OM, voilà de quoi déclencher une nouvelle vague de commentaires taquins !