Dans la série des joueurs régulièrement blessés, le cas de Julien Rodriguez ressemble à un véritable gâchis. Révélé aux yeux du grand public lorsqu’il formait, avec Gaël Givet, une redoutable paire de défenseurs centraux à Monaco, le natif de Béziers est aujourd’hui à des années-lumière de son niveau monégasque. La faute à de récurrentes blessures à la cheville qui le tiennent éloigné des terrains depuis le 30 septembre 2009, date du match entre le Real Madrid et l’Olympique de Marseille en Ligue des Champions.

Non retenu par Didier Deschamps pour disputer les rencontres de coupe d’Europe, Rodriguez ne sait toujours pas quand il pourra rechausser les crampons. Interrogé par La Provence sur la situation de son joueur le 4 juillet dernier, son entraîneur ne cachait pas son scepticisme . « On en a parlé tous les deux. Il y a une interrogation que l’on pourra peut-être lever. Cela fait un an et demi qu’il ne joue pas, d’où cette grande question. Il a une mentalité et un caractère irréprochables. Mais il faut voir où il en sera par rapport à ses opérations successives à la cheville. »

Deux mois et demi après, rien n’a bougé. Or, à l’heure où les dirigeants olympiens souhaitaient réduire la masse salariale de 10%, le cas Rodriguez pourrait bien devenir une priorité. En effet, après avoir échoué dans leur tentative de réduction de coûts, les décideurs marseillais peuvent-ils laisser trainer ce dossier ? Sachant que l’ancien Monégasque perçoit plus de 1,7 M€/an et que son contrat s’achève en 2012, la question a le mérite d’être posée.