Ce soir, Bernard Casoni et Didier Deschamps, anciens coéquipiers à l’OM et tous deux vainqueurs de la Ligue des Champions en 1993, vont s’affronter pour le compte des 32es de finale de la Coupe de France. Les deux entraîneurs, interrogés par Le Parisien, ont pu évoquer leurs souvenirs mais aussi partager leurs opinions sur l’évolution du métier de footballeur et d’entraîneur. Et pour les deux hommes, le constat est le même et il est loin d’être positif.

« L’entraîneur a beaucoup plus d’entretiens aujourd’hui avec les joueurs. Il faut gérer tous les jours l’aspect psychologique en interne. Nous étions plus autonomes », pense Casoni, rejoint par Deschamps. « Il faut être sans arrêt dans la gestion humaine, et aux petits soins. Sans faire les anciens combattants, à notre époque, il y avait une autre mentalité : une certaine maturité, moins d’égoïsme. Quand on avait décidé qu’on ne prendrait pas de but, on n’en prenait pas ! Aujourd’hui, quand l’entraîneur dit des choses désagréables au joueur pour le faire avancer, il y a souvent 3 ou 4 personnes dans son entourage qui lui disent : ton coach, c’est un abruti », appuie Deschamps.

Ce regard un poil désabusé sur les nouveaux écueils du métier trouve actuellement un écho avec les différents clashs qui opposent joueurs et entraîneurs. Didier Deschamps a eu lui l’occasion d’y goûter avec le cas Ben Arfa, ou encore la gestion particulière d’un Stéphane M’Bia par exemple, dont le changement de poste la saison dernière s’était fait dans la douleur. Pour Casoni comme pour l’entraîneur de l’Olympique de Marseille, sans aucun doute, c’était mieux avant !