Inutile de dire que la rencontre entre l’Olympique de Marseille et le LOSC à l’Orange Vélodrome ce samedi (2-1) était attendue. Les Dogues n’y arrivent pas à l’extérieur et l’OM restait sur deux défaites contre le PSG (0-4) et Monaco (1-2). Les Phocéens l’ont emporté dans un match qu’ils ont globalement dominé. Mais c’est surtout les ingrédients qu’ils ont mis dans cette rencontre, notamment l’intensité et les duels gagnés, qui sont intéressants.

Et un homme est le parfait symbole de cela : Jordan Amavi. Critiqué depuis de nombreux mois, il conservait la confiance de son entraîneur André Villas-Boas. Toutefois le Portugais l’a laissé au frais quelque temps. Sorti à la mi-temps de la rencontre contre Rennes (1-1), le point de non-retour semblait atteint avec le public et AVB décidait de le faire reposer. Remplacé par un Sakai délocalisé à gauche, le natif de Toulon est ressorti du placard contre le PSG, où il n’est pas mauvais et de nouveau titularisé contre Monaco, où il est probablement celui qui a le moins sombré.

« Mais ça reste notre première option en latéral gauche »

Ce samedi, il était titulaire à nouveau et retrouvait un Stade Vélodrome qui l’attendait de pied ferme. Sauf qu’il a été très bon, dans les duels, dans l’envie. Il a gagné de nombreux duels, qu’ils soient offensifs ou défensifs et l’enceinte phocéenne ne s’est pas trompée en acclamant celui qui a récolté la note de 6/10 par la rédaction FM. À l’issue de la rencontre, André Villas-Boas n’était pas peu fier de son latéral gauche et surtout il semblait ravi que ce dernier retourne le stade et le remette de son côté.

« C’est bon, petit à petit le stade l’accueille. Il a fait un très bon match. S’il est capable de tenir ce genre de performance, tout le monde sera content. Il a la qualité, il a fait des erreurs avant, oui. Mais ça reste notre première option en latéral gauche. Il faut comprendre que ce n’est pas facile humainement d’être aussi critiqué et sifflé. J’espère que ses performances vont continuer, on a besoin de lui cette saison », a expliqué le Special Two devant les journalistes après la victoire de ses joueurs contre les Dogues.

« Si je perds confiance, je ne vais pas avancer »

Et qu’en pense le principal intéressé ? Ne fuyant jamais les micros en temps compliqué, il avait bien le droit à quelques minutes de gloire. Mais il est resté très lucide. « Tant mieux, ça fait plaisir. Il ne faut pas s’arrêter là, il faut continuer, ce n’est pas que sur un match, il faut garder ce cap. Ça ne fait pas plaisir de se faire siffler. J’ai montré que j’avais du caractère, que j’étais capable de répondre présent malgré la situation et ils m’ont poussé et soutenu, ça fait plaisir », a lâché l’ancien Niçois avant de revenir sur ses épreuves passées.

« Quand je sors à la mi-temps, ce sont mes prestations qui m’embêtent. Le coach a bien géré, a fait son choix. C’était une situation délicate. J’ai accepté et j’ai continué à travailler. Il compte sur moi, j’essaie de lui rendre sur le terrain. Il ne faut pas perdre confiance, même si ce n’est pas facile. Si je perds confiance, je ne vais pas avancer », a-t-il ainsi conclu sur le sujet. L’OM aura bien besoin de son latéral à ce niveau cette saison, à commencer par la rencontre dimanche prochain contre l’Olympique Lyonnais (rencontre à suivre sur notre live commenté), rencontre au cours de laquelle sa confrontation avec Jeff Reine-Adélaïde, excellent ce samedi soir, risque de faire des étincelles.