L’Olympique de Marseille s’avance vers Strasbourg auréolé d’une place sur le podium d’une Ligue 1 de plus en plus disputée. Si la victoire à Nice (2-4) a eu des allures de premier tournant de la saison pour les Olympiens, celle-ci a disparu dans les méandres de la trêve internationale. La mission du coach Garcia étant aujourd’hui de replonger les joueurs dans le contexte de la victoire à Nice, comme si le break des qualifications à la Coupe du Monde 2018 n’avait jamais eu lieu. Malgré la vague de positivisme que tente d’insuffler Rudi Garcia, le coach olympien n’en a pas pour autant oublié d’évoquer en conférence de presse deux cas épineux, qui ont fait beaucoup parler du côté de la Commanderie, ces dernières semaines.

Exilé sur le côté gauche, lors de la rencontre perdue par l’OM sur la pelouse du RB Salzbourg (1-0) en Ligue Europa, Morgan Sanson avait exprimé son mécontentement au terme des 90 minutes. «  Jouer à gauche ? Ce n’est pas mon poste de prédilection, tout le monde le sait. Pour dépanner l’équipe, pas de problème. Mais sur la durée, on verra ça », avait lâché le milieu de 23 ans, d’un ton sec. Une réaction sur laquelle Rudi Garcia est revenu en conférence de presse, cet après-midi. Le coach olympien a tenu à rappeler que ses joueurs ne doivent pas trouver d’excuses lorsqu’ils ne sont pas performants. « On n’avait pas gagné, le quatuor n’avait pas été performant. Pas plus Morgan qu’un autre. C’est un faux débat. Il y a une grande liberté pour les joueurs offensifs quand on a le ballon. Par contre, il y a une grande rigidité défensive quand on n’a pas le ballon. Pour un joueur, c’est bien de ne pas trouver d’excuses à des contre-performances. Je ne parle pas que de Morgan, mais de tout un chacun. S’il est performant à 100% ça va l’auto-convaincre qu’il peut jouer à différents postes, » s’est-il exprimé.

« Il faut que Maxime Lopez se réfugie dans le travail, qu’il soit positif »

Il faut dire que le coach marseillais n’hésite pas à bousculer les codes et à éloigner ses joueurs de leurs postes de prédilection. Cette saison, Rudi Garcia a par exemple décidé de replacer Bouna Sarr au poste de latéral droit, alors qu’il est ailier de formation. Ce dernier avait par exemple remplacé Hiroki Sakai à la pause du match face à Rennes (1-3), alors que le Japonais n’était pas le plus en difficulté. Lors de la lourde défaite olympienne face à Monaco à Louis-II (6-1), il avait également aligné une défense à cinq et décidé de faire évoluer Jordan Amavi un cran plus haut, quasiment milieu gauche. Le coach s’est expliqué sur son choix. « Je fais tout pour mettre les joueurs dans les meilleurs conditions, en me basant sur ce qu’ils pensent eux, afin de les mettre dans les meilleures positions. Il y a aussi ce que je pense moi. Il y a des joueurs que j’ai déplacé, par constat. Tout est possible. L’objectif étant de gagner le match. Si on gagne et qu’on est pas bon on a souvent raison, si l’on perd en jouant bien, ce n’est pas le cas. »

Rudi Garcia en a également profité pour revenir sur le cas Maxime Lopez. Titulaire en début de saison, le milieu de terrain de 19 ans, a ensuite été écarté face à Amiens et Nice. Il est également resté sur le banc face à Toulouse. Une situation qui a fait réagir le joueur, au moment de rejoindre l’Equipe de France Espoir, lors de la trêve internationale. «  Ça fait du bien », avait-il posté sur son compte Twitter. Un soulagement qui avait cependant été très rapidement critiqué par les supporters marseillais. Le coach olympien est revenu sur cette sortie du groupe pro de Maxime Lopez, qu’il ne compte pas abandonner sur le bord de la route. « C’est le collectif qui prime. Maxime c’est moi qui l’ai sorti. Mais il serait sorti tout seul. C’est un gamin que j’aime. Il est pétri de talent. Il reviendra tout seul. C’est dans la logique de progression d’un jeune joueur à qui tout est arrivé vite d’avoir un petit moment de moins bien. Il faut qu’il se réfugie dans la travail, qu’il soit positif. Il va continuer à grandir. Il est assez mature face à ce passage. On l’aide à réfléchir, » a expliqué Garcia, qui ne ferme pas la porte à l’enfant du club.