Dans le bilan de QSI depuis son arrivée au Paris SG, le cas Péguy Luyindula (32 ans) est sans doute le seul véritable couac. Un couac qui pourrait bien faire du bruit. L’international tricolore (6 capes, 1 but), écarté du groupe professionnel depuis le mois d’août, demande réparation. Et pour ce faire, il est prêt à aller très loin comme il l’a révélé dans les colonnes de L’Équipe. « Je suis dans un combat d’intégrité intellectuelle, morale et physique. Je défends des valeurs et ce ne sont pas celles du foutoir, ni la loi du plus fort et du plus riche. Celui qui ne sait pas que le footballeur est une marchandise qu’il faut faire fructifier se trompe. Mais on n’a pas le droit de harceler », a-t-il lâché.

L’ancien Lyonnais, qui attaque le club de la capitale et quatre de ses dirigeants (Leonardo, Jean-Claude Blanc, Philippe Boindrieux et Antoine Kombouaré), réclame 6,4 M€ ! Une requête qu’il justifie. « Le 12 mars, ce qui va se passer sera historique. Pour la première fois, un club va être assigné, avec tous ses complices, pour harcèlement. Et on va voir que ça sent mauvais. Mais si on m’avait laissé libre, on n’aurait jamais parlé de cette somme ! Ce calcul correspond aux différents préjudices que j’ai subis. Je vais faire une saison blanche et je ne sais pas si je retrouverai un club après », a-t-il lancé avant de s’inquiéter sérieusement pour son avenir.

« J’ai envie de jouer et je vais me battre. Si les clubs restent sur la lettre que Blanc (Ndlr, dans laquelle le PSG rejette en substance la faute sur le joueur) a envoyée à tous les présidents de L1 et de L2 à mon sujet, ce sera fatalement la fin de ma carrière », a-t-il craint. Pourtant, s’il était parvenu à régler son différend avec les Rouge-et-Bleu, il aurait peut-être rejoint l’AJ Auxerre cet hiver. « Oui. Laurent (Ndlr, Fournier) m’a appelé. Je lui ai dit que j’étais prêt à venir. Mais qu’il fallait voir avec le PSG. Et depuis, plus rien... », a-t-il regretté.

Demain, à 10h30, le conseil des prud’hommes de Paris étudiera la demande de résiliation de contrat du natif de Kinshasa. Peut-être qu’il lui rendra la liberté après laquelle il court depuis plus de six mois. Ensuite, il ira au bout de sa plainte pour harcèlement avec une première audience le 12 juin. « Quand on parle des footballeurs, il ne faut pas voir que le beau. C’est plus compliqué qu’il n’y paraît. (...) L’envers du décor est très sale », a-t-il conclu. Dégoûté, Péguy Luyindula sera-t-il toujours footballeur après la fin de ces affaires ? Pour QSI, l’essentiel est très certainement ailleurs...