Le bon choix. Cet été, Alphonse Areola était en pleine réflexion. Cantonné à un rôle de doublure de Kevin Trapp, le portier français n’était pas contre un départ à l’étranger. Chelsea avait d’ailleurs noué des contacts avec lui. Mais finalement, le gardien âgé de 24 ans a choisi de rester dans la capitale. Une décision qui a été la bonne puisque son entraîneur Unai Emery lui a confié le poste de gardien numéro 1 du PSG. Une mission que le natif de Paris relève avec brio. Que ce soit en Ligue 1, où les Franciliens possèdent la deuxième meilleure défense du championnat (9 buts encaissés, 50 arrêts, 10 ballons détournés), ou en Ligue des Champions (0 but encaissé), Areola se montre rassurant dans les cages parisiennes.

Aréola en progression

De passage en conférence de presse ce mardi, Unai Emery a salué la progression de son joueur. « Je crois qu’il a le talent individuel et la qualité pour grandir. On a parlé de ce qu’il pouvait améliorer avec les coaches. Il a les qualités. Tous les joueurs ont besoin de confiance, de travail. Il a gagné sa place. Je veux que tous les joueurs soient tranquilles. J’ai parlé avec eux pour leur donner confiance. Je suis très content d’Alphonse, Kevin Trapp et Descamps. En ce moment, Alphonse joue, nous sommes contents, il travaille pour s’améliorer. Alphonse est ouvert. Il veut s’améliorer, pour lui d’abord mais aussi pour l’équipe ». Puis, ça a été au tour de l’ancien joueur de Bastia de juger son début d’exercice. « C’est vrai que la saison passée, j’ai vécu une saison difficile. Chaque saison est différente. J’ai appris de mes erreurs, j’ai continué à travailler. Je reste sur ma lancée depuis le début de la saison ».

Des erreurs sur lesquelles il a bossé et qui ont conduit à sa métamorphose. « Ce sont peut-être des erreurs de jugement, des faits de jeu. Comme j’ai dit, on apprend de ses erreurs. J’ai tout analysé, les matches de l’an passé, ceux de cette saison aussi. Les situations où il faut peut-être la mettre en touche, je vais la mettre en touche. Ce sont peut-être des petits trucs comme ça qu’il faut gommer. Je ne dis pas que c’est complètement gommé car je sais qu’une erreur peut vite arriver. Je suis prêt à ça. Maintenant, à moi d’être performant et de continuer sur cette lancée (...) Les erreurs peuvent arriver à n’importe quel moment. Quand je fais des erreurs, j’assume et j’essaye de répondre au prochain match ».

Une prolongation qui n’est pas encore actée

Très performant cette saison, Areola a eu un déclic cette saison. L’arrivée de Javi Garcia, nouvel entraîneur des gardiens de l’écurie parisienne, a contribué à son évolution. « C’est vrai que l’arrivée de Javi a changé quelque chose. Il travaille minutieusement à l’entraînement, en match aussi et pendant les séances vidéo avec lui. Je l’ai dit par le passé, chaque entraîneur des gardiens m’a apporté quelque chose depuis mon petit début de carrière. Je suis à l’écoute de tout ce qu’on peut m’apporter. Son arrivée peut m’apporter encore plus de choses. À moi de continuer de travailler à ses côtés et de donner le maximum ». Un discours qui doit plaire à Unai Emery et son staff qui auront besoin d’un grand Areola pour être performants sur tous les tableaux et notamment en Ligue des Champions.

Une compétition dans laquelle le gardien, qui selon lui a réalisé le meilleur match de sa saison face au Bayern Munich, se sent parfaitement à son aise. « Ce sont toujours des matches exceptionnels à jouer. L’Europe, ce n’est pas donner à tout le monde. J’ai eu l’occasion de jouer la Ligue Europa avec Villarreal. La Ligue des Champions, c’est un cran au-dessus. Le fait d’être sur une bonne lancée et d’être performant donne plus confiance. On prépare ces matches comme tous les autres, avec beaucoup de sérieux et de façon appliquée ». Comme cela est parti, Alphonse Areola en aura un bon paquet à préparer cette saison, lui qui occupe plus que jamais le poste de gardien numéro un à Paris. Un club où son contrat prend fin en juin 2019. Mais cela ne semble pas le préoccuper plus que cela. « Pour l’instant, j’ai des objectifs à atteindre. Quand le moment sera venu, on en reparlera ».