Il a beau être l’un des plus anciens du vestiaire parisien et avoir le statut de meilleur buteur du Paris Saint-Germain, Edinson Cavani doit souvent s’effacer au profit de Neymar et de Kylian Mbappé. La saison dernière, l’affaire du penaltygate avec Neymar a d’ailleurs prouvé que le Brésilien avait été choisi pour être le leader offensif du club de la capitale. Un épisode qui avait fini par confirmer les premières tensions entre les deux joueurs. Dernièrement, le petit accrochage entre l’international auriverde et El Matador avait même relancé le débat, avant que les deux intéressés ne montent rapidement au créneau pour calmer les choses. Interrogé par RMC Sport, Cavani en a d’ailleurs profité pour en remettre une couche, pointant une volonté des médias de faire du sensationnalisme plutôt qu’autre chose.

« Je pense que tout le monde n’attend que ça. N’importe quelle action où on peut parler. Sincèrement, ce n’est rien (l’accrochage lors du match Brésil-Uruguay). Les choses qui se passent sur le terrain, c’est que le foot. Nous sommes des amis, des frères. C’est normal que tu veuilles gagner, défendre ta sélection sur le terrain. Si tu regardes l’action, je ne l’ai presque pas touché. (…) J’allais le voir pour lui dire : « tu sais que je ne t’ai pas touché ». Je n’ai pas vu (qu’il a refusé que l’Uruguayen le relève, ndlr). Mais sincèrement, il ne s’est rien passé. C’est surtout les médias et tout ce qui a été créé depuis l’extérieur. (…) C’est pour ça que je dis que toutes les caméras n’attendent que ça pour parler. Je n’aime pas parler avec les médias. Je suis ici depuis cinq ans et demi. Vous connaissez ma mentalité, pas besoin de parler tout le temps. A la fin, je sais que vous savez comment je pense ».

Cavani fait appel à l’esprit collectif

Sauf que cette relation mitigée se poursuit également sur le terrain. Car si les statistiques personnelles des attaquants parisiens démontrent que l’efficacité est au rendez-vous en Ligue 1 (8 buts pour Cavani, 10 pour Neymar et 11 pour Mbappé), Cavani peine à afficher une relation technique fluide avec ses deux coéquipiers. Parfois, un joueur comme Neymar a même bouclé des matches avec moins de 5 passes pour l’Uruguayen (voire aucune !). Un constat qui fait tache et qui se ressent surtout en Ligue des Champions, compétition dans laquelle Paris ne fait que rarement jeu égal avec les meilleures écuries européennes. Et pour le natif de Salto, si l’optimisme est de mise, c’est à Thomas Tuchel de trouver la bonne équation pour résoudre ce problème de riche.

« Parfois je n’ai pas beaucoup d’occasions, mais c’est normal. Nous avons trois joueurs qui sont attaquants et chacun veut parfois marquer. Mais je pense que ça, c’est un travail de l’entraîneur, pour connecter l’attaque. Mais on (les trois attaquants) doit aussi être connectés à toute l’équipe. Je ne peux pas vous dire « il faut faire si, ou ça ». Il (Tuchel) parle avec nous et je pense que parfois ce n’est pas facile. Vous qui regardez le football, vous savez que ce n’est pas facile pour l’entraîneur. Mais le travail quotidien va payer. Chacun va réussir à comprendre quelle est la meilleure chose à faire pour l’équipe. Quand nous serons tous connectés mentalement pour mettre nos qualités au service de cet objectif (la Ligue des Champions), c’est là que nous arriverons à faire des grandes choses. C’est un travail de tous les jours. On ne peut pas rester comme ça. Parfois ce n’est pas positif pour l’équipe. Mais quand on comprendra ça, nous ferons de grandes choses. (...) L’équipe a compris quelles sont les choses à faire. Tu peux arriver au bout avec une équipe qui techniquement n’est pas au niveau des autres, mais en étant mentalement à 100%. Je crois beaucoup en ça ». Le message est passé !

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