Difficile d’échapper à la folie Neymar qui s’est emparée du Paris Saint-Germain. Auteur d’un match grandiose contre Toulouse dimanche dernier, avec deux buts et deux passes décisives, le Brésilien a récolté les louanges et les honneurs de la presse française et européenne. Cette rencontre a également été marquée par une très belle entrée de Javier Pastore, agrémentée d’un magnifique but qui a donné de l’air au club parisien (pour le 4-2). Ce qui pose forcément question : quelle place pour l’Argentin à Paris désormais ? Avant Neymar, durant la préparation, il semblait parti pour occuper le couloir gauche, dans un rôle de meneur très libre sur le terrain.

Première conséquence de l’arrivée du Brésilien : il a été poussé sur le banc lors des matches face à Guingamp et Toulouse, avec à chaque fois une entrée en jeu en cours de rencontre. Interrogé après le match en Bretagne, il avait alors rappelé que son objectif était d’abord d’être disponible à toutes les rencontres, lui qui a connu de nombreux pépins physiques au cours des deux dernières années. En conférence de presse, à deux jours de la réception de Saint-Etienne au Parc des Princes, l’entraîneur Unai Emery est allé dans le sens de son joueur.

Emery veut utiliser la polyvalence de Pastore

« Les deux dernières années il a eu quelques blessures qui l’ont empêché d’avoir de la régularité. C’est pour ça que le plus important c’est qu’il soit prêt à tous les matches pour être dans le groupe et dans le onze. C’est la première chose », a-t-il déclaré. « Je suis très content de lui. Il a joué tous les matches et c’est un joueur qui donne à l’équipe une qualité différente et nous en avons besoin dans un match. » Mais alors, comment intégrer Pastore à un onze de départ qui semble déjà tout désigné ? À court terme, déjà, la suspension de Marco Verratti, conséquence de son expulsion contre Toulouse, offre une place dans le milieu à trois.

« Vendredi, avec la suspension de Verratti, c’est vrai que c’est une option très claire pour démarrer. Lo Celso et Nkunku aussi peuvent jouer. L’idée de Pastore, c’est une bonne idée pour cette place. Il peut jouer en 10 ou en 8, aux deux postes. Ses caractéristiques en font un plus pour l’attaque. Il a aussi besoin d’aider l’équipe sur les phases défensives », a glissé Unai Emery. Entre les lignes, on peut comprendre que Pastore ressemble au choix numéro 1 en cas d’absence ou suspension d’un des deux milieux relayeurs ou d’un des ailiers titulaires (avec également Draxler). S’il est apprécié par son entraîneur, l’Argentin ne devrait pour l’instant pas parvenir à forcer Emery à changer définitivement son système pour un 4-2-3-1...