Le 14 octobre dernier, le Paris Saint-Germain avait dû s’employer pour arracher une victoire aux forceps sur le terrain de Dijon (2-1, doublé de Meunier). Hier soir, pour le match retour, les Parisiens ont plié l’affaire en même pas vingt-cinq minutes. Parti chercher le cuir au fond de ses cages à trois reprises avant la demi-heure de jeu, le portier dijonnais Baptiste Reynet a vécu une soirée cauchemardesque. Venu à Paris en sachant que la défaite était très probable, Dijon ne s’attendait pas pour autant à une telle raclée.

Une fessée qui a sonné les Bourguignons, à commencer par Reynet. « Je ne sais pas. En première période, on n’a pas existé, on est passé pour des peintres. On n’arrivait pas à faire trois passes d’affilée, on perdait tous nos ballons. On s’est dit qu’il fallait relever la tête en seconde période, mais on en a pris plus. C’est compliqué à expliquer. J’avais l’impression que le match ressemblait à un match de poussins contre des seniors. Il va vite falloir se remettre en selle et oublier ce match-là », a-t-il déclaré en zone mixte, avant de poursuivre.

« J’avais honte d’être sur le terrain. Au bout de 30 minutes, il y avait déjà 3-0. Le match m’a paru très long, c’était une éternité. Je n’attendais qu’un truc, c’est que ça s’arrête. Ça arrivait dans tous les sens. Ce soir, on est passé pour des guignols. On aurait pu jouer pendant trois jours, on n’aurait pas marqué mais on en aurait pris cinquante. C’est une très grosse équipe, il n’y a rien à redire, mais il faut avoir un peu de fierté.On leur a donné le match. On a eu ce qu’on méritait. On avait eu des paroles dans les médias comme quoi on venait ici pour les embêter. Au final, les gens doivent bien rire de notre prestation ce soir ». Onzième du classement de Ligue 1, Dijon ne compte que quatre points d’avance sur le premier relégable. Sauf qu’après cette déculottée, la formation bourguignonne compte l’une des pires différence de but parmi les candidats au maintien (-13). La bataille s’annonce rude...