C’est en train de devenir un classique. À chaque interview ou conférence de presse, l’entraîneur du PSG, Unai Emery, livre sans forcer son sentiment sur Hatem Ben Arfa et son adaptation au sein du club de la capitale. Et ce n’est jamais vraiment positif pour l’international français. « J’attends des performances plus élevées de sa part. Il est ici pour cela et peut le faire. J’attends qu’il soit moins personnel et plus collectif. À Nice il faisait souvent la différence individuellement. Au PSG, il doit plus combiner avec ses partenaires. J’attends qu’il fasse plus de travail défensif. Il doit améliorer son travail et attendre l’opportunité de jouer et de bien faire. S’il joue 10 minutes, il doit bien jouer ces 10 minutes, idem sur 30 ou 90 minutes », a encore glissé Emery hier au Camp des Loges.

Or, selon le technicien basque, les 10 minutes accordées à Ben Arfa contre Metz (2e journée) puis à Monaco (3e journée) n’ont pas été jugées très satisfaisantes, tout comme sa première sortie, au poste d’attaquant axial contre Bastia (1ère journée). Le match référence de Ben Arfa avec le PSG reste donc pour le moment celui du Trophée des Champions, également disputé dans le rôle du numéro 9, avec un but en prime. Depuis, il doit se contenter de fins de rencontre et de légères remontrances de la part de son entraîneur, qui lui parle beaucoup à l’entraînement, comme le rapporte L’Équipe.

Cela n’est que le début de l’aventure mais le quotidien sportif relaie déjà le sentiment d’un « malaise », laissant l’entourage de Ben Arfa répondre aux reproches formulés par Emery. « Hatem joue peu et attend son heure. Mais il faut qu’Emery arrête de le traiter comme un gamin », glisse l’un de ses amis, quand un autre précise que Hatem est « tranquille et hermétique à ces commentaires et qu’ils ne le feront pas craquer. » Toutefois, pour répliquer à ceux qui jugent son travail défensif insuffisant, il est précisé que « Hatem ne fait pas de l’athlétisme ». On peut rester sceptique, aussi bien face à la réponse qu’à la précipitation à confronter Ben Arfa à son entraîneur. Le milieu offensif français le savait en s’engageant au PSG, il ne sera pas la star de l’équipe et n’aura pas droit à un quelconque traitement de faveur. Reste à savoir s’il arrivera à surpasser ce postulat de base.