Le leader de la Ligue 1 face au champion de France en titre : ce match d’ouverture de la 30ème journée opposant le Paris Saint-Germain à Montpellier ne manquait assurément pas de saveur. Et d’entrée de jeu, les Rouge-et-Bleu mettaient le feu dans la défense héraultaise, Maxwell s’offrant un amour d’ouverture pour Chantôme (1e), qui loupait là une occasion en or d’ouvrir le score. Utaka (3e) lui répondait du tac-o-tac, mais sa tentative trop molle ne posait aucun problème à Sirigu. Verratti faisait ensuite parler toute sa classe pour un délice de passe à destination d’Ibrahimovic (21e), dont la reprise s’envolait très largement au-dessus. Pas de quoi impressionner Charbonnier (24e), dont la frappe puissante aux abords de la surface fuyait malgré tout le cadre.

Les deux équipes se rendaient coup pour coup, et Ibrahimovic (28e) ne se faisait pas prier pour tenter une fois de plus sa chance, d’une frappe supersonique qui passait de peu à côté. Le PSG faisait feu de tout bois, et si Thiago Silva (30e) et Alex (32e) pensaient sans doute trouver la faille, Jourdren se montrait décisif dans sa cage. Pastore et Ménez combinaient ensuite parfaitement, avant de trouver Ibrahimovic (40e), qui écrasait trop son tir, pour le bonheur du portier adverse. 0-0 à la pause, tout restait donc à faire entre les deux équipes. Au retour des vestiaires, le club de la capitale reprenait sa marche en avant, et Van der Wiel (47e) allumait la première mèche, sans réussite. Ménez (52e) était à son tour sur orbite, mais son tir puissant ne faisait que flirter avec le cadre.

Le MHSC tentait bien de répondre, mais le coup de tête de Charbonnier (54e) ne trouvait pas la mire. Mais finalement, les hommes de Carlo Ancelotti parvenaient à faire la différence. Sur un mouvement initié par Beckham, Ménez perforait et décalait Ibrahimovic, qui trouvait d’une passe astucieuse Gameiro (81e), qui ne se faisait pas prier pour catapulter le cuir au fond des filets. 1-0, le Parc des Princes pouvait exulter. Le PSG réalise donc là une belle opération au classement, prenant provisoirement huit points d’avance sur l’OL en tête du championnat. De quoi pouvoir se concentrer à 100% sur le choc de Ligue des Champions contre le FC Barcelone !

- L’homme du match : Thiago Silva (7,5) : on connaissait la perfection au masculin chère à une célèbre publicité. Il va désormais falloir faire avec la perfection au Brésilien. Comme à son habitude, l’international auriverde a été impeccable sur toute la ligne, lui qui s’est montré intraitable sur le plan défensif, muselant parfaitement ses vis-à-vis, aussi costaud dans les duels que brillant par son sens de l’anticipation. Et, avec plus de réussite, il aurait même pu marquer, sans une parade bienvenue pour Montpellier de Jourdren (30e).

PSG :

- Sirigu (5,5) : match plutôt tranquille pour le dernier rempart du Paris Saint-Germain. N’ayant pas forcément à réaliser des parades flamboyantes, il a donc fait le métier dans sa cage sans sourciller, se contentant d’assurer le coup sur les quelques arrêts qu’il a eu à faire, et sur ses sorties aériennes.

- Van der Wiel (5,5) : offensivement, l’international néerlandais a assuré, prenant régulièrement son couloir, et adressant quelques centres vicieux qui auraient pu faire mouche. Sur le plan défensif, il a certes été plus intraitable qu’en début de saison, mais s’est parfois fait éliminer facilement.

- Alex (6) : l’ancien du PSV Eindhoven n’a pas à rougir de sa prestation. Titularisé aux côtés de son compatriote Thiago Silva, le défenseur central n’a pas franchement été inquiété par les attaquants héraultais, se montrant suffisamment solide pour les contrer sans forcer son talent.

- T. Silva (7,5) : voir ci-dessus.

- Maxwell (6) : prestation d’ensemble réussie pour l’ancien du FC Barcelone et de l’Inter Milan. Costaud derrière, il a plutôt bien tenu son couloir, n’étant que très rarement mis en danger. Offensivement, il n’a pas non plus démérité, tentant d’apporter grâce à la qualité de son pied gauche, comme sur l’ouverture magistrale amenant la première action du match pour Chantôme (1e), qui loupait l’occasion.

- Matuidi (7) : il a beau enchaîner les matches sans jamais s’arrêter, Blaise Matuidi ne baisse pas de pied et continue de faire le métier avec brio. Il a comme à son habitude été impressionnant à la récupération, et n’a pas hésité à se projeter vers l’avant pour apporter des solutions supplémentaires et tenter de percer le verrou montpelliérain.

- Verratti (5,5) : il a eu beau régaler sur quelques ouvertures en profondeur délicieuses, l’international transalpin a malgré tout laissé un goût d’inachevé dans sa prestation. Moins flamboyant que quand il est à son meilleur niveau, il n’a pas toujours fait les bons choix, ayant souvent tendance à beaucoup trop garder le ballon, au point même de se faire réprimander par Carlo Ancelotti. Remplacé par Beckham (72e), décisif sur le but de Gameiro (81e).

- Chantôme (5) : performance insipide de la part du milieu de terrain formé au Paris Saint-Germain. D’entrée de jeu, il a loupé inexplicablement le cadre, étant pourtant en position idéale pour ouvrir le score (1e). Un raté qu’il a sans doute eu du mal à encaisser, et le joueur n’a ensuite pas eu le rendement qui peut être le sien. Remplacé par Gameiro (72e), qui n’a mis que neuf minutes pour trouver le chemin des filets et offrir la victoire à son club.

- Pastore (7) : El Flaco était dans un grand soir. Inspiré, il a posé des problèmes à la défense adverse, très intelligent dans son placement et dans ses prises de balle, s’offrant quelques ouvertures dont il a le secret. Impliqué, l’Argentin a été disponible pour ses coéquipiers et a tenté d’apporter le plus possible.

- Ménez (6,5) : l’international tricolore a été au centre de bien des points chauds du match. En effet, plusieurs fois, l’ancien de l’AS Roma s’est écroulé dans la surface de réparation, réclamant des penaltys. Seul hic, jamais l’arbitre n’a daigné siffler. Pour le reste, une prestation somme toute satisfaisante, avant-dernier passeur sur le but de Gameiro (81e). Remplacé par Jallet (86e).

- Ibrahimovic (7) : parfois hué par le Parc des Princes quand il ne donne pas le sentiment d’être concerné par les évènements, le géant suédois a semble-t-il retenu la leçon. Certes, l’avant-centre n’a pas marqué, mais ce n’est pas faute de s’être crée de nombreuses occasions (21e, 28e, 40e), péchant dans le dernier geste. Disponible, il est allé au combat et n’a pas hésité à dézoner pour apporter des solutions à ses coéquipiers. Il est d’ailleurs passeur décisif pour le but de Gameiro (81e).

Montpellier :

- Jourdren (5,5) : pas loin de provoquer un penalty, le portier a tout de même réalisé de belles parades, comme face à la frappe de Zlatan, juste avant la mi-temps. A été serein sur coups de pied arrêtés, où il a été mis à contribution.

- Congré (4,5) : peu appliqué dans les relances, le latéral n’a pas eu beaucoup l’occasion de soutenir ses partenaires devant. Il a notamment été gêné par Javier Pastore, exemplaire de combativité.

- Hilton (5,5) : rugueux, le capitaine montpelliérain était bien en place et a rarement été pris à défaut, hormis sur le but de Kévin Gameiro. A tout de même intercepté plusieurs ballons qui auraient pu être décisifs dans sa surface de réparation.

- El-Kaoutari (5) : en difficulté dès que Paris accélérait, le défenseur central a compensé par son abnégation dans les duels. Et c’est peu dire que Zlatan et Ménez lui en ont proposés.

- Bedimo (3) : incontestablement le joueur le plus faible sur le terrain. Dans un match où son équipe s’est retrouvée acculée derrière, il a passé son match à laisser des espaces dans son dos et à se faire malmener par Ménez et par les montées de Van Der Wiel.

- Stambouli (6) : rassurant balle au pied par sa simplicité, le milieu de terrain défensif n’a pas compté ses efforts et a récupéré bon nombres de ballons, à coups de tacles bien sentis. Aurait pu concéder un penalty en première période, miraculeusement oublié par l’arbitre. Sorti à la 71eme, remplacé par Bryan Dabo.

- Belhanda (6) : face aux coups de boutoirs parisiens, le bloc montpelliérain s’est retrouvé à évoluer bas. Une tendance à laquelle n’a pas échappé le Marocain, qui s’est presque retrouvé à jouer plus bas que Stambouli. Il s’est battu comme un lion de l’Atlas, le tout ponctué par plusieurs montées rageuses.

- Cabella (5) : de retour de blessure, Rémy Cabella a tenté de presser comme il pouvait le bloc parisien. Il aurait même pu être récompensé dès la 17ème minute, en reprenant un centre de Camara, venu de la droite. Reste qu’il voulait sans doute trop bien faire, et avait trop tendance à conserver le ballon plus que de raison. Ses passes n’étaient pas toujours bien senties. Remplacé par Jonas Martin à la 60eme.

- Utaka (5) : auteur d’une belle frappe dès la 2ème minute, le Nigérian n’a par la suite pas apporté grand-chose offensivement. En revanche, il est à créditer d’une belle performance sur le plan défensif. Est souvent revenu aider Bedimo, débordé.

- Camara (5,5) : à l’image de son coéquipier Utaka, l’attaquant n’a pas énormément pesé sur la rencontre. En revanche, il a su faire la différence à quelques reprises, où il a pu délivrer des centres au cordeau.

- Charbonnier (3,5) : invisible, l’attaquant n’a pas eu l’occasion de se mettre en valeur. Il faut dire que ses coéquipiers l’ont envoyé au charbon, ne lui servant que peu de ballons viables. Cependant, il n’a pas été capable de jouer en remise lorsqu’il le fallait. A tenté d’exister à travers des frappes cadrées, mais trop lointaines. Remplacé à la 72ème par Emanuel Herrera.