Demain soir, le Paris Saint-Germain se déplacera à Nice pour le compte de la 10e journée de Ligue 1 (match à suivre sur le live commenté de notre site). Une rencontre importante pour les Rouge et Bleu. Premiers du classement, les hommes de Thomas Tuchel ne possèdent que deux points d’avance sur son premier poursuivant, le FC Nantes. Gagner demain à l’Allianz Riviera permettrait donc de mettre la pression sur les Canaris. Mais pour cette rencontre à enjeu, Tuchel va devoir se passer encore une fois de nombreux joueurs, dont Neymar et Idrissa Gueye, tous les deux blessés avec leur sélection. Un nouveau casse-tête sur lequel est revenu l’entraîneur allemand en conférence de presse.

« Il y a beaucoup de choses à réfléchir. Hier, Bernat, Sarabia et Verratti sont arrivés. Ils s’entrainement aujourd’hui et demain il y a le vol pour Nice. Après une trêve, il y a toujours beaucoup trop de choses auxquelles il faut réfléchir. Qui a joué, qui est blessé, qui a fait beaucoup de vols. Après (le match contre Nice) nous avons encore un grand match de Ligue des Champions encore à l’extérieur et après Marseille. Je suis convaincu qu’on va trouver des solutions. On attend le match contre Nice. Jouer vendredi soir pour nous, c’est bizarre après une trêve. On doit s’adapter, il y a beaucoup d’obstacles à surmonter et c’est le défi. Je fais confiance à des joueurs qui ont été avec nous. On sait ce qu’on a fait. On doit attendre est décider le plus tard possible. »

« C’est trop »

Agacé de devoir jouer Nice un vendredi Tuchel n’a pas manqué de pousser un coup de gueule lorsqu’il a été relancé sur le calendrier démentiel réservé aux joueurs. A l’instar des critiques qui avaient été émises à Barcelone il y a quelques semaines (les joueurs blaugrana n’auraient pas apprécié une pré-saison aux quatre coins du monde plutôt qu’une préparation normale en Catalogne), l’Allemand en a marre des cadences infernales imposées aux joueurs. Et encore plus des matches amicaux programmés à l’autre bout du monde. Et il l’a clairement fait savoir.

« Oui, c’est trop. Pour les joueurs, il y a trop de compétitions, trop de matches amicaux. On a un grand problème, c’est qu’on n’a pas de phase de préparation. C’est toujours le même rythme : jouer des matches, se reposer, jouer, avoir des vacances et jouer encore. A la fin, toutes les équipes jouent à un rythme similaire au nôtre et ont beaucoup de blessés. Ça tue les joueurs et ça tue les matches. Les gens viennent au stade pour voir les joueurs. Mais comme ça, c’est vraiment difficile de donner de l’intensité. Pour moi, il y a trop de compétitions. Cet été, il y a eu la Coupe d’Afrique des Nations, l’Euro Espoirs, la Copa América. L’année prochaine, il y aura encore la Copa América. L’euro, ça n’arrête pas. Pour moi, il y a trop de matches pour les mêmes joueurs. On peut sentir qu’il manque de la qualité, de préparation. On manque de place pour nous préparer à faire du sport de haut niveau ». Le message est passé.