C’est vrai ça. Que devient Steve Marlet ? On n’y pensait plus vraiment. La dernière fois qu’on l’a quitté, c’était… à Lorient. Et avant ça, Marseille et puis… Tout compte fait, on ne se rappelle plus vraiment. Ca méritait bien un petit détour par les archives, histoire de ne pas oublier que Marlet a, durant ses meilleures années, été l’un des meilleurs ailiers du championnat de France.

En 1992, le jeune Steve Marlet, fait ses premiers pas en deuxième division, avec le Red Star. Le Parisien sera la révélation de la fin de saison pour le club, en qualifiant notamment son équipe, moribonde en championnat, pour les quarts de finale de la Coupe de France. Dès la saison suivante, il devient un titulaire indiscutable, et affichera des progrès constants durant cinq saisons. En 1996, alors qu’il a inscrit 16 buts en championnat, ce grand espoir rejoint enfin l’élite, à Auxerre. Sous la houlette de l’incontournable Guy Roux, il s’impose comme un des tout meilleurs à son poste. Très remuant, capable de buts spectaculaires, son activité et son rendement ne tarde pas à lui ouvrir les portes de la sélection. En 2000, il revêt pour la première fois la tunique bleue, avant de rejoindre l’Olympique Lyonnais. Son association avec Sonny Anderson fait des merveilles, et la doublette est incontestablement la plus redoutable du championnat. En 2002, il remporte ainsi son premier – et unique – titre de champion.

Plus mauvais joueur de Bundesliga

Mais dans la foulée, il est transféré à Fulham, en Premier League, et peine à retrouver son meilleur niveau. En trois saisons, ses 11 buts ne justifieront pas vraiment les 18 M€ investis. C’est finalement l’Olympique de Marseille qui prendra le pari de le relancer, en 2004. Marlet retrouve la Ligue 1, au grand soulagement de Mohamed Al Fayed, le président de Fulham, trop heureux de se séparer de son énorme flop français. Pas avare d’efforts, le natif de Pithiviers est à l’image du collectif marseillais d’alors, très irrégulier. Il marquera 16 buts en deux saisons, mais sans jamais convaincre.

Il part alors se racheter une conduite en Bundesliga. Direction Wolfsburg. Marlet compte alors 31 printemps. Mais il le clame haut et fort, « il n’est pas venu ici en pré-retraite, bien au contraire ». Résultat, après une saison, il est élu par le journal allemand Sport Bild, plus mauvais joueur du championnat. Le classement, tient compte des statistiques individuelles des joueurs, ainsi que des notes moyennes attribuées par le tabloïd Bild et le magazine Kicker. Son but et sa passe décisive n’auront donc pas pesé bien lourd, et Marlet a ainsi eu l’honneur de figurer à la 283e et dernière position.

Une retraite pas encore officielle

Fort de cette honorifique distinction, il quitte l’Allemagne, pour un ultime défi à Lorient. Sans grands résultats. Depuis 2007, l’ancien international est donc sans club. Et ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. Successivement, il effectue des essais à Ipswish, au Chicago Fire, et à Reims. Aucun ne donnera suite. En 2008, Marlet confiera malgré tout à France Football « avoir faim de ballon ». Malheureusement pour lui, c’est le ballon qui semble rassasié.

Résigné, il serait à présent prêt à prendre sa retraite. Officiellement parlant. France Football révèle ainsi qu’il envisage de passer ses diplômes d’entraîneur, pour peut-être retrouver ses lettres de noblesse dans le monde du football.

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