Voyageur au long cours, Alou Diarra a posé ses valises au Stade Rennais cet hiver après une expérience mitigée à West Ham (3 apparitions en Premier League). Un choix qu’il a expliqué à France Football. « Yann (M’Vila) venait d’être transféré au Rubin Kazan, Vincent Pajot s’était blessé. Du coup, l’effectif s’était amoindri au milieu. J’ai eu au téléphone Pierre Dréossi, le manager... et, cette fois, le coach Antonetti. J’ai compris qu’on me voulait. Il y avait des challenges à relever ici, et, en plus, je revenais en France », a-t-il confié avant d’insister.

« Il y a un championnat intéressant à jouer, on est bien placés, il faut juste y croire. Mon prêt s’est fait en un jour, mais là, je sais où j’atterris. J’ai connu des clubs plus huppés mais j’ai le sentiment de rejoindre le haut niveau français », a-t-il lancé. Un discours qui plaira à ses nouveaux dirigeants et qui déteint de la confiance qui habite le milieu de terrain défensif, sûr de sa force. « Je suis un joueur atypique, qui joue devant la défense, au pressing, en compensation, en impact, dans les airs. Il n’y en a pas beaucoup comme moi en France », a-t-il lâché.

Toujours positif, l’international tricolore est revenu sur son passage jugé mitigé à l’Olympique de Marseille (2011/12). Pour lui, la donne est différente. « Malgré le championnat raté, on gagne la Coupe de la Ligue, on est quart de finaliste de C1. On n’avait pas l’effectif pour tout jouer. Je suis positif dans l’ensemble, car tous les petits soucis rencontrés un peu partout font partie de la vie du foot », a-t-il expliqué, rêvant même à un retour en équipe de France. « Moi, je prends tout, mais je ne brûle pas les étapes. Je veux rejouer, être bon avec Rennes d’abord, et ensuite on verra. Mais je suis ambitieux et les Bleus restent là (dans un coin de sa tête) », a-t-il conclu. Alou Diarra ne doute de rien.