Six matches que Kevin Gameiro n’avait plus marqué le moindre but en Ligue 1, avant la libération lors de la dernière journée de championnat sur le terrain de Sochaux. Une réalisation qui a permis à l’international tricolore de sortir d’une longue période de disette, et de retrouver de l’ambition. Parfois sevré de ballons, l’attaquant commençait à montrer des signes d’agacement vis-à-vis de ses coéquipiers, avec notamment quelques sorties où il laissait très clairement entrevoir sa colère. Alors, l’avant-centre s’est-il fait à la nouvelle pression qu’il a sur les épaules depuis son arrivée au Paris Saint-Germain ?

Au micro du Canal Football Club, le buteur fait le point : « À Lorient, quand je ne marquais pas pendant cinq matches, on ne disait rien. Là, si je ne marque pas, c’est que je ne suis pas un bon attaquant. Ma sortie en colère contre Marseille ? J’étais déçu du match, parce que je n’avais pas touché beaucoup de ballons. Déçu aussi d’être sorti dans un match comme ça, un Clasico, surtout en prenant 3-0 là-bas. Je crois que je m’en souviendrai tout ma vie (rires). Mais les gens qui me connaissent savent que je ne suis pas quelqu’un qui fout la merde on va dire ». Mais s’il n’est pas là pour provoquer des polémiques, le joueur déplore toutefois le côté parfois trop individualiste de sa nouvelle équipe :

« À Lorient, c’était vraiment un collectif où ça jouait à une touche de balle, tout le monde travaillait. Là, c’est plus individualiste. Je ne peux plus partir en première intention comme à Lorient, où je savais qu’on allait me trouver tout de suite. Il faut que tout le monde s’adapte aux qualités de chacun. J’essaye de m’adapter aux autres, mais il faut aussi que les autres s’adaptent à moi. Ce qui compte, c’est que je joue. Après, si je continue à marquer des buts, peut-être que les gens me considèreront comme une star. Il faudra que le nouvel attaquant qui souhaite venir me bouge. J’ai prouvé que je pouvais jouer au PSG, maintenant ça se règlera sur le terrain. C’est de la bonne pression ». Voilà qui est dit.