Il est la révélation numéro un en Ligue 1 cette saison. Auteur de son premier véritable exercice au haut niveau, Nabil Fekir s’est rapidement imposé comme la sensation du championnat de France. Avec pas moins de 9 buts et 6 passes décisives parmi l’élite du football tricolore, le numéro 18 rhodanien fait la pluie et le beau temps du côté de Gerland, aussi à l’aise en position de deuxième attaquant qu’en qualité de meneur de jeu. De quoi susciter la convoitise, à commencer par la sélection, lui qui est courtisé aussi bien par la France que par l’Algérie. D’ailleurs ces dernières heures, certains médias algériens annonçaient même de sources sûres que le joueur avait opté pour les Fennecs.

Joint par nos soins, le père du joueur est sorti du silence, afin de couper court à cette folle rumeur : « Certains médias algériens prêchent le faux pour avoir le vrai. On ne sait pas pour quelle nation il va jouer, moi-même je ne lui ai pas posé la question alors que je suis son père. Je ne comprends pas certains médias, qui parlent en mon nom sans que je ne dise rien. Peut-être que quelqu’un de la famille au pays a parlé, ça se peut, mais Nabil ne leur a pas parlé ! Il l’annoncera d’abord à sa mère et à moi-même. Ça m’énerve qu’on parle pour lui, il vient de commencer en pro, c’est agaçant de lire des choses fausses dans certains articles ».

Le père de Nabil Fekir s’agace

Agacé, celui qui couve le jeune homme de 21 ans vit mal la situation, lui qui se considère comme le premier fan de Nabil : « Je l’ai toujours dit aux journalistes français ou algériens : quoi qu’il arrive, je serai son premier supporter. Je suis son père, qu’il choisisse la France ou l’Algérie, je serai le premier à le soutenir, il n’y a aucune ambiguïté là-dessus », répond-il à ceux qui sous-entendent qu’il pousse pour que son fils rejoigne la sélection algérienne. Mais le Gone n’est pas courtisé qu’en sélection, lui qui est également suivi par bien des clubs européens. D’ailleurs, comme nous vous l’annoncions hier, le joueur a préféré stopper l’aventure avec son agent, pour travailler en autogestion.

Un choix que justifie sans coup férir son père : « Il a arrêté avec ses conseillers, mais je vais être honnête : nous, ses proches, n’avons pas la capacité de gérer des contrats, je ne le crois pas. On verra, d’ici un ou deux mois, pour prendre un agent confirmé. Je suis franc, entre une virgule et un point, un contrat change du tout au tout, ce n’est pas moi qui vais prendre le risque de lui faire signer un contrat qui n’est pas en sa faveur, comme c’est arrivé avec ses anciens agents, qui étaient pourtant des habitués ». Il faut dire que la situation contractuelle de l’espoir franco-algérien a de quoi laisser perplexe, lui qui ne perçoit que 300 000€ bruts annuels sur un bail courant jusqu’en 2019.

Manchester City à fond sur Fekir

« Je pense qu’il aurait dû signer jusqu’en 2017, pas 2019. C’est une première erreur, quelque part ils n’avaient pas confiance en lui, ils ont préféré signer un contrat longue durée. J’ai parlé avec des avocats et des agents, qui ne comprennent pas. Un contrat de cinq ans pour un gamin qui vient de commencer, ce n’est pas possible », lance Mohamed Fekir, qui assure même que les conseillers du gaucher poussaient cet hiver pour l’emmener à Manchester City.

« Ils ont poussé pour le faire signer à City. Mais je leur ai dit : si c’est pour qu’il aille à City et qu’il se retrouve sur le banc, ça ne m’intéresse pas, et le gamin n’est pas intéressé non plus. Il aime jouer, il n’aime pas être remplacé. Et ils ont poussé pour le faire signer à City, c’est pour ça qu’il a préféré arrêter avec eux. Manchester le veut, on en a discuté avec des recruteurs, mais on préférait que Nabil reste encore au moins un an ici, ce n’est pas le moment d’aller à l’extérieur. Aller à City maintenant, ce serait se tuer ». Rester à Lyon, sans doute la plus sage des décisions. Jean-Michel Aulas ayant encore affirmé vouloir le revaloriser, Nabil Fekir peut donc être soulagé.