Foot Mercato : Vous avez quitté le Stade de Reims il y a quelques jours après trois années de bons et loyaux services. Quel souvenir gardez-vous de votre passage là-bas ?

Prince Oniangué : J’ai beaucoup de bons souvenirs notamment la première année avec Hubert Fournier. Cette année-là, j’ai marqué 10 buts en championnat et en coupe avec un 4-3-3 qui me correspondait avec Krychowiak derrière moi. Ça reste de bons souvenirs. Cette première année m’a vraiment fait du bien. Après il y a eu deux saisons un peu plus compliquées avec deux changements d’entraîneurs. Le style de jeu était plus défensif et ça correspondait un peu moins à mes qualités. Mais je garde un bon souvenir des supporters, du club. J’ai eu de bonnes relations avec le président, avec tout le monde. C’est positif.

FM : Vous êtes désormais un joueur de Wolverhampton. Pourquoi ce choix ?

PO : Car l’Angleterre était mon rêve. Aujourd’hui, la deuxième division anglaise est comme la L1. Il y a des équipes relevées comme Newcastle, les Queen’s Park Rangers, etc...Ce sont des équipes qui ont côtoyé la Premier League récemment. En plus de ça, le projet sportif m’a intéressé. Le club veut remonter en Premier League. Tout le monde me désirait. Ça m’a vraiment séduit. Les installations sont vraiment magnifiques.

FM : Les Wolves ont un projet ambitieux (on parle d’une arrivée de Mario Balotelli) notamment avec le célèbre agent Jorge Mendes qui est très investi dans le club. Sa présence a-t-elle joué au moment de signer dans ce club ?

PO : Le fait qu’il y ait le groupe de Jorge Mendes a beaucoup joué. Toutes les conditions sont réunies pour faire une bonne saison. Si on fait tous collectivement et individuellement une bonne saison je pense qu’à tous points de vue on sera récompensé.

FM : Quels sont justement vos objectifs cette année ?

PO : Collectivement, le but est que chacun apporte sa pierre à l’édifice pour atteindre cet objectif qui est la montée. Ça passe par une grande exigence au quotidien. Individuellement, je veux apporter mes qualités à l’équipe comme la frappe de balle, être décisif sur les coups de pied arrêtés, etc.. Je ferai tout ce que je peux pour aider l’équipe.

FM : Vous débutez demain à Birmingham. J’imagine que vous êtes impatient...

PO : J’ai hâte de commencer (sourire) ! Ce week-end, on joue à Birmingham. Je ne sais pas encore si je vais commencer, si je vais entrer. Le fait de débuter par un derby, comme les deux villes sont proches, ça va être bien. J’ai hâte de découvrir l’atmosphère du stade.

L’Angleterre, une priorité

FM : Vous avez rejoint les Wolves il y a quelques jours. Ressentez-vous déjà des différences avec ce que vous avez connu en France ?

PO : Ça n’a rien à voir. J’avais entendu parler de l’Angleterre. Aujourd’hui, j’ai la confirmation que c’est un cran au-dessus au niveau des installations, les staffs. On est contrôlé tous les jours au niveau de l’hydratation. Je suis content d’être en Angleterre.

FM : Pourquoi avez-vous quitté la Ligue 1 cet été ?

PO : J’ai 27 ans. J’ai fait toute ma carrière en France. Je préférais aller à l’étranger et je me suis dit que c’était maintenant l’Angleterre. J’attendais l’Angleterre avec impatience. Lorsque l’opportunité s’est présentée, on a discuté pour savoir où j’allais aller. Wolverhampton a dit qu’il comptait sur moi. Le temps d’aller jouer en Angleterre était venu. Je sentais que je devais tourner la page avec la France. J’avais besoin d’aller maximiser tout mon potentiel à l’étranger.

FM : Marseille, Guingamp ou encore Montpellier se sont renseignés pour vous cet été. Mais aucun n’est vraiment passé à l’action alors que vous n’êtes pas partis pour une somme astronomique (2,2 millions d’euros). Comment expliquez-vous cela ?

PO : J’ai eu Antoine Kombouaré (Guingamp). Je sais que mon agent a parlé avec Franck Passi (OM). Il a eu des contacts avec Montpellier. Mais au bout d’un moment honnêtement je pense qu’aucun club n’a formulé d’offre à Reims. Donc à partir de là mon choix était vite fait. S’il n’y a pas d’offre, on ne peut pas discuter concrètement. L’offre concrète est venue de Wolverhampton. Ils ont mis les moyens, ce que Reims demandait.

FM : Si un club de L1 avait fait une offre, cela aurait-il pu vous faire changer d’avis ?

PO  : Si admettons qu’il y ait eu deux offres, une en France et une en Angleterre, pour moi il n’y avait pas match. Je voulais jouer en Angleterre.