A 23 ans, Adrien Rabiot ne cesse de gagner du temps de jeu au sein du Paris Saint-Germain, que ce soit sous l’ère Laurent Blanc ou Unai Emery. En sera-t-il de même avec Thomas Tuchel ? Cette question, les dirigeants parisiens ne se la posent pas puisqu’il font tout pour prolonger au plus vite le contrat de leur milieu. Lié aux Rouge-et-Bleu jusqu’en 2019, Rabiot se trouve en effet dans une situation contractuelle qui oblige Paris à le blinder ou à le vendre pour ne pas le perdre gratuitement dans un an.

Au sortir de la finale de Coupe de France remportée face aux Herbiers (2-0), Rabiot avait renvoyé tous les observateurs à la fin de saison pour évoquer ce dossier. « Avec Antero (Henrique), on s’est toujours dit qu’à la fin de la saison, on se mettrait autour d’une table pour en discuter, sereinement. La saison n’est pas terminée, il reste deux matches. Ni eux, ni moi n’avons changé notre discours, c’est carré. Ce n’est pas encore le moment pour en discuter. »

Une décision après la Coupe du Monde

Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que ce dossier reste sensible. Dernièrement, Libération a fait savoir que l’international tricolore (6 sélections) avait très mal pris le traitement qui lui était réservé par un PSG prêt à accéder aux moindres désirs de Neymar. De là à remettre en cause sa prolongation ? Non. Dans ses colonnes, Le Parisien indique que l’intéressé aurait envoyé des signaux positifs à son club. Mais Rabiot ne signera pas de nouveau bail à la va-vite.

S’il est retenu dans la liste des 23 Bleus de Didier Deschamps, le natif de Saint-Maurice suivra une stratégie classique, à savoir celle d’un joueur préférant attendre la fin du Mondial pour négocier au prix fort en cas de bonnes performances. Actuellement, Rabiot perçoit 280 000€ bruts mensuels. S’il parvient à briller en Russie, nul doute qu’il réclamera une forte revalorisation. Au PSG de gérer au mieux ce dossier, sachant que Rabiot sera forcément attentif au profil du milieu de terrain que souhaite recruter Paris pour compenser le départ de Thiago Motta.