Ces dernières années, l’OGC Nice s’est fait une spécialité d’attirer des gros noms, capable de générer un élan populaire autour du club. On pense bien sûr à Hatem Ben Arfa puis Mario Balotelli. Pourtant, si le club azuréen a su réaliser ces gros coups, il s’est aussi distingué par sa capacité à dénicher des joueurs méconnus devenus de fortes valeurs marchandes comme Dalbert ou Seri. Interrogé dans France Football, le directeur général Julien Fournier a d’ailleurs tenu à préciser sur ce sujet : « Un nom connu, ça rassure tout le monde, les supporters, les médias, l’environnement économique. Mais je demande tout le contraire à mes scouts. »

Arrivé à Nice en 2011, Fournier a contribué à restructurer le secteur du recrutement et donc à combiner grands noms et trouvailles. La dernière grande réussite en date est le maintien de Mario Balotelli malgré un bon de sortie et un intérêt annoncé de l’Olympique de Marseille qui ne s’est finalement pas concrétisé. « Que Mario reste, c’est exceptionnel ! Et c’est un choix assumé même si c’est aussi parce qu’il n’a pas eu les offres qu’il attendait. En fin de saison, il m’avait dit que si Nice était européen, il ne se serait pas posé la question d’aller voir ailleurs », raconte Julien Fournier, avant de revenir, de manière fugace, sur l’OM.

Depay, Sanson, les coups manqués de peu par l’OGC Nice

« Le dossier Balotelli, je l’ai dit, redit et je persiste, était un dossier simple. On avait dit à Mario : choisis le club où tu veux aller. Il connaissait les chiffres, il savait que c’était cadeau, il nous l’a dit et je ne vais pas reparler de l’OM sinon on va encore dire que je règle des comptes.(…) Peut-être que l’OM s’agace de voir que Nice arrive à la concurrence dans certains secteurs, voire le devancer dans le pouvoir d’attraction du centre de formation », a-t-il glissé. Cependant, pour éviter qu’on le taxe d’une volonté de vengeance, lui qui a un temps officié à l’OM, Fournier explique que le club phocéen l’a aussi devancé dans d’autres dossiers.

« Mais nous ne sommes pas sur la même planète, même si on réussit quelques coups. On en a aussi manqué d’autres. Sanson a failli venir chez nous, j’avais rencontré sa famille, il était partant pour l’été suivant mais entre-temps, l’OM s’est manifesté et c’était fini pour nous, ce que je comprends tout à fait. Même chose pour Depay à Manchester. C’était OK, puis Lyon est entré dans la danse et c’était fini. Là encore, je n’en veux pas à Memphis », expose-t-il. Il est vrai que Nice avait avancé ses pions dans le dossier Depay, en décembre 2016, en tentant de le récupérer sous la forme d’un prêt. Mais pour Nice, la réussite d’un gros coup tient autant dans sa force de conviction que dans l’absence d’un club plus huppé dans la bagarre !

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