« Ils ont poussé pour le faire signer à City. Mais je leur ai dit : si c’est pour qu’il aille à City et qu’il se retrouve sur le banc, ça ne m’intéresse pas, et le gamin n’est pas intéressé non plus. Il aime jouer, il n’aime pas être remplacé. Et ils ont poussé pour le faire signer à City, c’est pour ça qu’il a préféré arrêter avec eux. Manchester le veut, on en a discuté avec des recruteurs, mais on préférait que Nabil reste encore au moins un an ici, ce n’est pas le moment d’aller à l’extérieur. Aller à City maintenant, ce serait se tuer ». Interrogé jeudi soir par FM, Mohamed Fekir ne mâchait pas ses mots à l’égard des anciens conseillers de Nabil Fekir, coupables selon lui de nombreuses négligences, et d’avoir tenté de le faire signer à Manchester City.

Une mise au point en bonne et due forme, qui a fait du bruit. Jusque-là muet, l’ancien agent du feu follet rhodanien, Eric Castagnino, a brisé la glace dans les colonnes de L’Équipe, répondant sans langue de bois aux propos tenus par le père de Nabil : « Ce qu’affirme l’entourage de Nabil est totalement faux. Il n’a jamais été question de le faire partir à Manchester CIty ou ailleurs, cet hiver. Pour preuve, nous avions entamé un processus de prolongation avec revalorisation de contrat. Par ailleurs, un contrat de cinq ans n’a jamais empêché un joueur de partir s’il est convoité. Les interventions médiatiques à répétition du père de Nabil nuisent à la carrière de son fils », déplore ainsi l’ancien conseiller, qui poursuit :

« Quand en trois ans et demi, on accompagne la carrière d’un joueur jusqu’aux portes de l’équipe de France, tout en parvenant contractuellement à le revaloriser à trois reprises, dont la dernière qui aurait fait de lui l’un des plus gros salaires du club, on a le sentiment d’avoir bien fait son travail », affirme-t-il ainsi, comme pour rappeler tout ce qu’il a pu apporter au joueur et son entourage. Reste que ces derniers ont bien décidé de couper les ponts avec lui, et de passer à autre chose, quitte à reprendre un agent d’ici quelques mois.