« Aucun joueur arrivé au club n’est arrivé par ma décision. Et aucun joueur qui ne travaille pas avec l’équipe première aujourd’hui n’a été écarté par ma décision. Les entraîneurs sont de passage, et on accepte de travailler ou pas avec les joueurs qu’on nous donne. » La semaine dernière, lors de sa première conférence de presse, Marcelo Bielsa a laissé coi les journalistes en assurant n’être pour rien dans la politique de recrutement de l’OM. Non, l’Argentin n’a pas demandé à écarter les Kadir, Sougou et autre Fanni. Non, il n’est pas non plus à l’origine des pistes explorées sur le marché par Vincent Labrune, qui exploite donc habilement la réputation de son nouvel entraîneur pour mener les affaires à sa main.

Hier, Benoît Cheyrou s’est à son tour retrouvé écarté de l’équipe première et a pris part à la séance d’entraînement dirigée par Thomas Fernandez et Pancho Abardonado, pendant que ses anciens compagnons de jeu travaillaient avec Bielsa. La pilule est dure à avaler pour Cheyrou, qui figure dans le top 10 des Olympiens ayant disputé le plus de matches (306). Contrairement à Diawara et Valbuena, lui ne partira cependant pas avec les honneurs. Car c’est bien ce qu’essaie de faire Vincent Labrune : pousser le joueur au départ, alors qu’il lui reste un an de contrat et qu’il a refusé une prolongation de contrat, avec un salaire moindre.

Face aux difficultés qu’il rencontre pour vendre ses joueurs, le président de l’OM envisage de persévérer dans sa politique du loft, rapporte La Provence. Morgan Amalfitano pourrait prochainement y atterrir s’il rechignait à quitter la Canebière, alors que des formations anglaises s’intéressent à lui. Revenu à l’OM dans l’espoir de s’imposer sous l’ère Bielsa, le milieu offensif français déchante et devrait donc plier bagage. André Ayew et Dimitri Payet sont deux autres joueurs pour lesquels Labrune est prêt à ouvrir la porte, mais on l’imagine mal leur forcer la main en les plaçant eux aussi dans ce fameux loft. Labrune multiplie en tout cas les coups de fil et les contacts avec agents et clubs pour trouver une porte de sortie à ses indésirables. Car pour recruter un ou plusieurs défenseurs, il va falloir que l’OM fasse de la place dans la masse salariale.